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Une majorité d'Australiens réceptive à un mécanisme de riposte graduée

IPAF le pirate

Une étude, publiée hier par une organisation d’acteurs de l’industrie audiovisuelle (disponible ici en PDF), s'intéresse aux pratiques des Australiens en matière de piratage de fichiers sur Internet. Parmi les résultats issus de cette enquête, on observe par exemple que 73 % des personnes seraient prêtes à arrêter de telles pratiques en cas de menaces de limitation de leur accès au Net, après un premier avertissement.

IPAF étude australie

Commissionnée par l’Intellectual Property Awareness Foundation (IPAF), militant pour la défense du copyright, cette enquête réalisée auprès de 1654 Australiens âgés de 18 à 64 ans révèle que 37 % des habitants du sixième plus grand pays au monde indiquent avoir déjà piraté des fichiers sur Internet. Plus précisément, ce sont 27 % des sondés qui enfreindraient le copyright de manière fréquente ou occasionnelle, et 10 % qui l’auraient fait dans le passé, mais qui prétendent ne plus le faire. 

pirates australie étude ipaf 

À titre de comparaison, 83 % des Français déclaraient en novembre 2010 n’avoir « jamais » téléchargé sur Internet, comme l’indiquait un sondage réalisé pour La Tribune, soit quelques semaines après l’envoi des premières recommandations de la Hadopi.

iTunes, site de piratage d’après les Australiens

L’étude s’est également intéressée aux sites fréquentés par les internautes australiens affirmant pirater des œuvres. Et c’est The Pirate Bay qui sort en tête du classement, cité par 21 % des utilisateurs. Sont ensuite listés de nombreux sites, « chacun en dessous de 10 % », comme Kickasstorrents, Demonoid ou Mediafire. Il est toutefois assez amusant d’y retrouver des plateformes fermées depuis plusieurs années, comme Limewire; un site de téléchargement légal (iTunes); ou bien Google, pourtant simple moteur de recherche.

La gratuité, « vraie raison » du téléchargement illégal

S’agissant des motifs qui conduiraient les internautes australiens à pirater, les résultats de l'enquête indiquent tout d’abord que les pirates prétendent se procurer illégalement des fichiers en raison des lacunes de l’offre légale. En effet, 72 % des individus téléchargeant régulièrement des films affirment le faire en raison de l’absence d’alternative légale. Ils sont toutefois 86 % à prétendre le faire aussi car c’est gratuit. Cette différence de 14 points permet aux auteurs de l’étude de clamer haut et fort que « la vraie raison pour laquelle les gens téléchargent illégalement est la gratuité ».

enquête piratage australie 


Clin d’œil à la réponse graduée

Alors que fleurissent de part et d’autre divers projets visant à limiter l’accès des internautes suspectés de partager illégalement des fichiers sur Internet, les Australiens ont été sondés quant à leur réaction face à ce type de dispositif. À l’affirmation « Si je téléchargeais ou regardais des films ou des émissions piratés et que mon FAI m'avertissait que cela violait ses conditions d’utilisation, et que si je recommençais il suspendait ou restreignait ma connexion, j’arrêterais de le faire », 73 % des individus interrogés ont affirmé être d’accord. Seuls 13 % des sondés ont déclaré qu'ils n'arrêteraient pas de pirater après cet avertissement.

On se souvient qu'en mai 2008, la Société Civile des Producteurs de Phonogrammes (Sony BMG, EMI, Universal et Warner, etc.) avait mis en avant un sondage IPSOS soulignant l’adhésion des Français à un mécanisme de riposte graduée. À l’époque, 74% des individus s’estimaient favorables au dispositif, selon ce sondage pour la SCPP.

enquête piratage australie 
Publiée le 05/06/2012 à 16:54

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