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3615 Poubelle

Hans sans Gretel

Quelque 700.000 Minitels trônent encore dans les foyers français. Dans un mois, le 30 juin, ils seront déconnectés. Après 30 années de services, les terminaux sont récupérés dans le réseau France Télécom puis transmis aux fins de recyclage à Envie 2E, une société installée près de Toulouse.

Il y a encore à ce jour 420 000 utilisateurs actifs de cette boîboîte apparue dans nos salons voilà 30 ans, quand les radios jouaient Cookie Dingler et les tubes cathodiques déversaient les Jeux de 20h. Dans un mois, ce bijou de technologie sera bon à rien. Bien entendu, les minitelistes pourront toujours conserver leur terminal si bon leur semble et en faire ce qu’ils voudront : objet d’ornement, débuter un petit musée des hautes technologies françaises des années 80 ou après quelques menus bricolages, un joli et sympathique aquarium.
 

Ce fleuron français a été maintes fois accusé d’avoir plombé l’essor du net en France. Hélène Viot-Poirier, directrice des portails chez Orange France, relativise la critique, chez Reuters : « le Minitel a permis l'émergence de nouveaux entrepreneurs en France, en les confrontant à la prise de risque. Ces acteurs-là étaient présents pour la première génération des start-ups et ont permis leur essor ». Un certain Xavier Niel n’a-t-il pas fait ses premiers pas dans cet univers, en lorgnant du côté Rose de la force ? On pourra également lire avec nostalgie cet article de Vincent Glad qui raconte les premiers pas du Minitel en Alsace, avec Gretel (*Corail sans étoile*, si tu nous lis...).

30 ans plus tard, c'est la déconfiture. A la fin des années 90, le Minitel rapportait plus d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires. 100 millions en 2007 mais seulement 200 000 euros en juillet 2011.

Tout n'est cependant pas perdu si l'on en croit ce miniteliste aussi retraité qu'endurci, interrogé dans le JT du 13h de France2 (30 mai 2012, 25') : le Minitel ? « c'est imbattable comme rapidité ! imbattable ! Un jour ou l’autre, on reviendra à ça ! » C'est, à peu de chose près, ce que nous dit Benjamin Bayart dans cette précieuse interview.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 31/05/2012 à 09:24

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