Le Parti Pirate envoie 101 candidats à l’abordage des législatives

Une voie d'eau dans l'hémicycle 66
101 ! Le Parti Pirate va finalement envoyer 101 candidats pour l’élection législative. Le PP Français a publié la liste officielle des candidats pour le grand rendez-vous électoral de juin 2012. Sur son site, Legislatives.partipirate.org, le groupe rappelle les grands thèmes de son programme : une légalisation du partage, la lutte contre le fichage abusif, l’indépendance de la justice, la transparence de la vie politique et l’ouverture des données publiques.

Maxime Rouquet, coprésident du PP qui se présente dans la 10e circonscription des Yvelines, nous résumait ainsi l'objectif du mouvement pirate : « ce n'est pas d'obtenir des élus, cela n'est et ne restera qu'un moyen. Notre but est que les lois votées soient justes et équitables et protègent les droits des citoyens, pas de faire carrière ». Comment ? « il est très difficile d'obtenir ne serait-ce qu'un siège aux législatives (il faut arriver en tête sur une circonscription de plus ou moins cent mille électeurs), nous préférons nous concentrer sur cette mission de sensibiliser sur des sujets importants, comme les cinq thèmes que nous mettons en avant pour les législatives ».

 Affiche Parti Pirate Election 2012

Dans cette liste des 101, note le PP, « certains candidats sont des vieux loups de mer, d’autres (la plupart) des moussaillons, aucun n’est politicien professionnel, tous sont des citoyens venus relancer la démocratie. Avec ce scrutin national se joue une nouvelle page pour le mouvement Pirate : après s’être implanté dans plus de soixante pays et avoir gagné des sièges en Suède et en Allemagne, le Parti Pirate part à l’assaut du territoire français, en métropole et outre-mer ».

Conformément à la loi de 2003, le PP pourra prétendre à une première vague d’aides publiques s’il présente des candidats ayant obtenu chacun au moins 1% des suffrages exprimés dans au moins 50 circonscriptions. De l’argent frais pour mener à bien ses campagnes. Mais dès le premier siège obtenu, le Parti pourra aussi armer les canons de son galion avec la poudre des questions parlementaires.

Ces questions, orales ou écrites, n’ont pas de valeur juridique (sauf en matière fiscale) mais elles permettent d’éclairer l’opinion sur les positions de tel ministère. Les réponses ont ainsi un poids politique certain et permettent d’alimenter les débats dans l’hémicycle ou dans les médias notamment. L’outil a d’ailleurs de nombreuses qualités : les questions sont individuelles et illimitées et peuvent être déposées n’importe quand. En 1959, on dénombrait 3 700 questions écrites. En 1994, 12 000. En 2011, 28 365.
Publiée le 28/05/2012 à 10:42
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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