Abus de position dominante en Europe : Google estime ne pas être en tort

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Alors qu’une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de sa tête en Europe, Google estime ne violer aucune règle de l’Europe et donc ne pas à modifier son moteur de recherche. Sans pour autant rejeter officiellement la main tendue par la Commission européenne, Google pourrait s’attirer les foudres de l’Europe si aucun compromis ne venait à être trouvé.

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Un accord à l'amiable avantageux

Attaqué pour abus de position dominante par plusieurs sociétés en Europe, Google fait l’objet depuis plus d’un an et demi aujourd’hui d’une enquête de la Commission européenne. À l’instar d’IBM l’an passé quant à son abus de position dominante dans le secteur des serveurs, l’Europe a proposé en début de semaine un accord à l’amiable à Google.

Cet accord a pour but de permettre à l’Europe de stopper sa fastidieuse enquête, de résoudre plus rapidement les éventuels problèmes d’abus et d’éviter à Google une sanction financière potentiellement très lourde. En somme, toutes les parties peuvent s’y trouver, ce qui a parfaitement été assimilé par IBM en 2011.

"Google ne viole aucune règle"

Mais pour Eric Schmidt, PDG de Google aux moments des faits et ainsi directement impliqué, sa société ne viole aucune des règles européennes et n’est pas en monopole. Eric Schmidt n’est pas contre une discussion avec les autorités européennes, mais en attendant d’avoir plus de détails sur les domaines soi-disant violés par Google, il ne veut pas spéculer.

Pour rappel, le commissaire à la Concurrence Joaquín Almunia a invité lundi Eric Schmidt à présenter ses solutions afin d’éviter d’éventuelles sanctions pécuniaires pouvant s’élever à plusieurs milliards d’euros. Plus précisément, Almunia a offert à Google « la possibilité de venir dans quelques semaines avec ses premières propositions de solutions pour traiter chacun de ces points ».

Quatre types d'abus

Le commissaire à la Concurrence nota que les conclusions préliminaires de la Commission européenne pointaient « quatre sujets de préoccupation, où les pratiques commerciales de Google peuvent être considérées comme un abus de position dominante ». Almunia n’a cependant donné qu’une brève description des quatre points de la discorde.

La première réaction de Google à cette lettre n’a donc pas été des plus positive envers la Commission européenne. Néanmoins, un changement de vision n’est pas à exclure.

Publiée le 24/05/2012 à 00:00
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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