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Facebook continue de perdre des plumes en bourse : -18 % en deux jours

Nos vies n'ont donc pas tant de valeur ?

Lancé en bourse vendredi dernier, Facebook compte désormais trois jours complets en bourse. Il entamera d’ici quelques heures sa quatrième journée. Et le bilan est loin d’être totalement positif, avec une baisse de l’action d’environ 18 % depuis son ouverture. De 38 $ vendredi matin, l’action vaut désormais 31 $ mardi soir, diminuant sa valorisation de quasi 20 milliards de $. Résumé des faits.

Facebook bourse mardi 22 mai 2012

Valorisation : de 104 à 85 milliards de $

Peu après son ouverture à 38 $, l’action de Facebook a rapidement grimpé, dépassant les 42 $, pour retomber à un peu plus de 38 $ vendredi soir (38,23 $). Lundi, le titre a perdu plus de 4 $, tombant à 34,03 $, pour chuter à nouveau de 3 $ hier, mardi. D’une valorisation totale de 104 milliards de $ vendredi, la société a donc perdu plus de 19 milliards en tombant aujourd’hui à un peu moins de 85 milliards de $.

Pour Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, le plus important était d’entrer en bourse et de lever près de 18 milliards de $, ce qu’il a pu faire sans problème. Certes, la chute de l’action depuis son ouverture est ennuyeuse, d’autant que cela pourrait encore continuer un moment, néanmoins, moins de 20 % de son capital est disponible en bourse, et Zuckerberg reste le seul décideur avec plus de la moitié des voix.

Facebook cumule les problèmes, parfois à son insu

Toutefois, de nombreux couacs ont émaillé l’entrée en bourse de Facebook, que certains spécialistes appellent déjà un échec. Ces derniers jours ont en effet vu plusieurs polémiques éclore. Tout a commencé lors de l’heure d’ouverture. Le NASDAQ, la place boursière de New York spécialisée dans les sociétés high-tech, a ainsi ouvert en retard de 30 minutes suite à des complications, forçant le directeur général du NASDAQ à s’excuser publiquement.

Ce retard d’une demi-heure n’a pas eu d’incidence notable sur le cours de l’action de Facebook, néanmoins, divers problèmes d’annulations d’ordre ont eu lieu. Un investisseur vient ainsi de porter plainte contre le NASDAQ pour avoir mal géré l’arrivée de Facebook. Et la place boursière n'est pas à l'abri de voir d'autres investisseurs se joindre à cette plainte.

La SEC s'en mêle

Bien plus grave, la Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité américaine chargée de contrôler les marchés financiers, ainsi que la FINRA, l’autorité de régulation de l’industrie financière aux USA, ont toutes deux appelé à un examen de l’entrée en bourse de Facebook. Les deux autorités ont en effet été étonnées de l’évolution du cours de bourse du réseau social, pointant indirectement du doigt les banques américaines (dont Morgan Stanley, J.P.Morgan Chase et Goldman Sachs) chargées de s’occuper de cette opération boursière historique.

Aujourd’hui, certains spécialistes estiment que les banques et Facebook ont été trop gourmands et ont donc vu trop haut en voulant lever 12, puis 16 puis 18 milliards de $, alors qu’entre 5 et 10 milliards auraient été plus sages. L’introduction de Facebook a cependant été consécutive à plusieurs semaines très difficiles en bourse, où la valorisation d’Apple a notamment perdu plusieurs dizaines de milliards.

Une pression trop forte sur Facebook ?

L’introduction de Facebook avait donc à la fois pour but de rassurer les investisseurs et relancer le marché. Pour cela, passer la barre symbolique des 100 milliards de $ était important, quitte à fixer un tarif et un nombre d’actions trop élevés. Avec une valorisation inférieure à 85 milliards de $, l’échec est donc réel de ce point de vue.

Enfin, une autre mauvaise nouvelle vient entacher le futur boursier de Facebook : les analystes financiers des banques partenaires de Facebook ont revu à la baisse les prochains résultats financiers du réseau social. Si ces derniers venaient à être ne serait-ce que moyens, les conséquences sur son cours en bourse seront désastreuses.

En toute logique, la valorisation de Facebook devrait encore diminuer dans les jours voire semaines à venir. Il faudra ainsi patienter pour voir un éventuel rebond. À l’origine, le marché s’attend à ce que l’action de Facebook grimpe à 45 $ après un an. Il n’est pas certain que cet objectif soit atteint.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 23/05/2012 à 06:00

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