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Spams sur les réseaux sociaux : 40 % des comptes, 8 % des messages

Ils ne nous lâcheront jamais

Véritable plaie du courrier électronique, les spams (pourriels), ces messages non désirés, ont trouvé un nouvel eldorado avec les réseaux sociaux. Il y a quelques années, MySpace, en tant que réseau social n°1 au monde, a été particulièrement touché par ce phénomène. Aujourd’hui, Facebook, Twitter, Tumblr, Pinterest, Google+, etc. sont de « formidables » moyens de communication pour les spammeurs.

spam

Les réseaux sociaux : l'eldorado des spammeurs

Une récente étude estime qu’aujourd’hui, 8 % des messages publiés sur les réseaux sociaux sont des spams, et plus impressionnants encore, 40 % des comptes des réseaux sociaux sont créés dans le but de polluer les messageries des autres utilisateurs. Cet énorme pourcentage varie cependant selon les réseaux sociaux.

En effet, si sur Facebook ou encore Google+, les surveillances sont importantes et les budgets alloués à la lutte contre le spams sont volumineux, les plus petits réseaux sociaux ne sont pas logés à la même enseigne. Non seulement ils n’ont pas encore les armes financières et techniques pour lutter contre les spammeurs, mais certains réseaux sont moins regardants sur les identités des utilisateurs, ce qui par corollaire facilite le travail des amateurs de spams.

Un problème à résoudre

Le mois dernier, Pinterest, spécialisé dans le partage de photos, a d’ailleurs publié un billet sur son blog dédié aux spams et à sa dénonciation au sein du réseau. En octobre dernier, TechCrunch dédiait pour sa part un article aux problèmes de spams touchant Tumblr, un réseau spécialisé dans le microblogging.

La semaine passée, Bloomberg s’intéressait particulièrement à Pinterest. Le réseau serait bien en proie à un nombre de spammeurs très élevé, ceci pour deux raisons précises. Tout d’abord, la lutte contre le spam dans les services et logiciels de messageries a porté ses fruits, d’autant que les internautes sont mieux éduqués sur le sujet et plus vigilants. Les spammeurs ont donc dû compenser ces pertes ailleurs. Enfin, les réseaux sociaux permettent aux spammeurs de mieux toucher et cibler leurs victimes potentielles.

Les "petits" réseaux sociaux plus fragiles

Pinterest, qui n’a que deux ans d’âge, est ainsi une proie facile pour les spammeurs contrairement à Facebook ou Twitter, à l’expérience plus grande en la matière. Cela n’empêche néanmoins pas ces derniers, du fait de leur succès, d’être aussi victimes du spam. 50 000 messages non sollicités par heure sont ainsi ouverts sur Facebook. Ce dernier, tout comme Twitter, poursuivent d’ailleurs régulièrement des sociétés basant leur business sur le spam. Le mois dernier, Twitter avisait ainsi ses utilisateurs sur ses différentes actions pour lutter contre le spam.

Rappelons que le spam est un problème vieux comme le monde, ou tout du moins vieux comme Internet, et que certains ont imaginé des solutions assez étonnantes pour éradiquer le phénomène. L’idée la plus saugrenue table notamment sur l’envoi payant de courriels (1 centime par envoi), ceci afin de dissuader les spammeurs. Ce concept n’a cependant jamais eu d’écho suffisant pour être mis en place. En attendant, la société française Atos a trouvé une autre solution : bannir les emails et utiliser le réseau social d’entreprise Bluekiwi.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 22/05/2012 à 20:34

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