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Piratage de logiciels : bilan 2011 de la BSA, la France s'améliore

Mais peut mieux faire

Comme chaque année, la Business Software Alliance (BSA) a publié son bilan annuel des niveaux de piratage de logiciels dans le monde. Organisation regroupant de grands éditeurs de logiciels du globe (dont Microsoft, Adobe et Apple), la BSA étudie pays par pays ces taux de piratage. Pour l’année 2011, ce taux a atteint les 42 % dans le monde, soit 63,4 milliards de manque à gagner pour l’industrie. De fortes différences existent cependant selon les pays.

2 milliards d'euros de manque à gagner

La France, avec un taux de piratage de logiciels de 37 %, n’est ni le pire pays au monde, ni le pire en Europe. Néanmoins, le manque à gagner pour l’industrie est estimé à 1,98 milliard d’euros, soit 2,754 milliards de dollars. Bonne nouvelle toutefois, ce taux était de 39 % l’année précédente.

Que ce soit en pourcentage ou en valeur, le manque à gagner de la France est bien inférieur à d’autres pays. En pourcentage, le Zimbabwe (92 %), la Géorgie (91 %), la Moldavie (90 %), le Bangladesh (90 %), la Libye (90 %), l’Arménie (88 %), le Venezuela (88 %), l’Irak (86 %), l’Indonésie (86 %), le Pakistan (86 %) l’Ukraine (84 %), l’Algérie (84 %), le Cameroun (83 %), le Nigeria (82 %), le Vietnam (81 %), le Monténégro (79 %), la Chine (77 %), la Tunisie (74 %), la Thaïlande (72 %), l’Argentine (69 %), la Bosnie (66 %), la Russie (63 %) et l’Inde (63 %) devancent ainsi largement l’Hexagone.

USA : dernier en %, n°1 en valeur

En Europe de l’Ouest, l’Italie (48 %), l’Espagne (44 %) et le Portugal (40 %) devancent aussi la France. A contrario, les pays les plus « sages » sont les USA (19 %), le Luxembourg (20 %), le Japon (21 %), la Nouvelle-Zélande (22 %), l’Australie (23 %), l’Autriche (23 %), la Belgique (24 %), la Suède (24 %), le Danemark (24 %), la Suisse (25 %), la Finlande (25 %), l’Allemagne (26 %), le Royaume-Uni (26 %), la Norvège (27 %), le Canada (27 %), et les Pays-Bas (27 %).

En valeur, le piratage est largement dominé par les USA (9,773 milliards de $) et la Chine (8,902 Mds), loin devant la Russie (3,227 Mds), l’Inde (2,93 Mds), le Brésil (2,85 Mds), la France (2,75 Mds), l’Allemagne (2,265 Mds), l’Italie (1,945 Md), le Royaume-Uni (1,943 Md) et le Japon (1,875 Md).

40 % de « voleurs » en France

Pour en revenir à la France particulièrement, la BSA précise que 40 % des utilisateurs d’ordinateurs ont déjà acquis des logiciels piratés. « Si 40 % des consommateurs français admettaient commettre des vols à l'étalage, même rarement, les autorités réagiraient en multipliant les contrôles et en durcissant les sanctions ! » estime Michael Weber, le Président du Comité France de l’organisation. « Le piratage de logiciels exige une réponse similaire : des activités concertées de sensibilisation du grand public et l'application stricte de la loi. »

Les Français piratent bien moins que dans le passé

L’antenne française de la BSA peut néanmoins avoir le sourire. La France affichait il y a encore 7 ans un taux de piratage de logiciels de 47 %. Il a donc diminué de 10 points en seulement six ans (entre 2005 et 2011), tout en restant néanmoins supérieur à la moyenne de l’Union Européenne (33 %). « Chaque individu doit comprendre les risques qu’il fait courir à son entreprise en utilisant des logiciels sans licence, à la fois financièrement, en termes d’image et vis-à-vis de la sécurité informatique (virus, pertes de données…) » conclut la BSA.

Dans les détails de l’étude menée en France, parmi les 40 % de Français piratant des logiciels, 25 % le font rarement et 15 % le font systématiquement, la plupart du temps ou encore occasionnellement. 30 % des pirates sont âgés entre 18 et 34 ans et 52 % sont des hommes.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 18/05/2012 à 16:03

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