Une étude américaine associe P2P et symptômes dépressifs

je veux tuer père et mère donc j'aime pair-et-pair 69
Une étude américaine vient de mettre au jour des liens de corrélation entre le partage de fichiers en peer-to-peer et des symptômes dépressifs. Pour les chercheurs, une personne qui télécharge a plus de chance d’être dépressive qu’un individu ne pratiquant pas le P2P.

P2P étude UMST  

Plusieurs chercheurs appartenant à l’Université de Science et de Technologie du Missouri se sont intéressés aux liens entre les symptômes dépressifs, fréquents chez les étudiants, et leurs usages d’Internet. Pendant un mois, les faits et gestes de 216 élèves ont été scrutés, de manière anonyme. Avant l’enquête, on leur avait effectivement attribué un pseudonyme pour préserver leur vie privée. Un diagnostic médical avait également été établi, de façon à pouvoir relier les usages des individus en fonction de leur état psychologique.

Dépression et usages en ligne

Après avoir confronté les résultats et le profil des enquêtés, les résultats de l’étude (PDF) démontrent des usages différents du Web entre les personnes présentant des signes de dépression et les autres. Les chercheurs ont ainsi identifié plusieurs types d’usages qui « montrent des corrélations statistiquement significatives avec des symptômes dépressifs ». Parmi les pratiques qui permettent de "retrouver" des comportements dépressifs, on retrouve le chat ou les emails, mais aussi les pratiques de partage de fichiers en P2P.

S’agissant de ces pratiques de téléchargement en pair-à-pair, les chercheurs notent que « le partage de fichiers comme la musique, les films, les photos, etc. sont les raisons principales d’utilisation du peer-to-peer. Les étudiants ont tendance à être accros à ces types de contenu, ce qui peut expliquer cette tendance ». L’étude relève ainsi que les pratiques gourmandes en bande passante servent souvent à jouer et regarder des vidéos en ligne. Or, en se basant sur des travaux antérieurs, les chercheurs relèvent que ce « sont des symptômes courants d’une addiction à Internet qui conduit ensuite à des symptômes dépressifs ».

Isolement social

Au sujet des communications en ligne, l’étude souligne que « les excès de chat peuvent influer sur la psychologie des jeunes, et peuvent également entraîner un isolement social et de la solitude dans le monde réel, pouvant conduire à des symptômes dépressifs ». Les chercheurs relèvent également qu’ « une vérification fréquente des courriels peut être reliée avec de hauts niveaux d’anxiété », eux aussi relatifs à un état psychologique inquiétant.

Comme le remarquent nos confrères de TorrentFreak, il se pourrait que les conclusions de cette étude servent aux associations d’ayants droit comme la MPAA ou la RIAA, afin de déplorer une fois de plus les effets néfastes du téléchargement illégal...
Publiée le 18/05/2012 à 10:18
Publicité