Pour Forbes, Steve Ballmer (Microsoft) est le pire PDG qui soit

Oh le beau costard bien taillé 143
Le spécialiste économique Forbes a publié il y a quelques jours un article à charge contre « cinq PDG qui auraient déjà dû être virés ». Parmi ces cinq patrons, nous retrouvons John Chambers, le dirigeant de Cisco Systems, et Steve Ballmer, le successeur de Bill Gates chez Microsoft. Pour Forbes, Ballmer est même « le pire PDG » d’une entreprise américaine cotée en bourse à ce jour.

Steve Ballmer WPC 2010

Des PDG qui ont fait leur temps

Carol Bartz (Yahoo!), Scott Thompson (Yahoo!), Léo Apotheker (HP), Dirk Meyer (AMD), Samuel Palmisano (IBM), Gianfranco Lanci (Acer), Gerald P. Quindlen (Logitech), Olli-Pekka Kallasvuo (Nokia), Steve Jobs (Apple), Jim Balsillie et Mike Lazaridis (RIM)… Toutes ces personnalités ont pour point commun d’avoir récemment quitté leur poste de PDG, que ce soit de leur propre chef ou non.

Forbes aimerait donc rajouter cinq noms à cette liste, dont Chambers et Ballmer. Le premier, présent à la tête de Cisco depuis 17 ans maintenant, serait dépassé depuis quelques années et aurait raté le virage du cloud notamment. Depuis 2000, la valeur de l’action de Cisco a été divisée par cinq, et depuis 2007, cette action a perdu la moitié de sa valeur. Pour Forbes, John Chambers a fait son temps et doit désormais passer la main.

Steve Ballmer rime avec perte de valeur

Mais si le journal économique a la dent dure contre Chambers, que dire du portrait réalisé sur Steve Ballmer. « Sans aucun doute, M. Ballmer est le pire PDG d'une grande entreprise américaine cotée en bourse aujourd'hui » résume Forbes. Selon ce dernier, Ballmer a non seulement fait perdre à Microsoft de nombreux marchés clés (téléphones, tablettes, musique), mais la firme de Redmond a de surcroît eu des conséquences néfastes pour l’économie de nombreux partenaires, dont HP, Dell et même Nokia.

Pour Forbes, Steve Ballmer n’est qu’un destructeur de valeur actionnariale et d’emploi, d’où son « titre » de pire PDG. Les enjeux sont trop importants non seulement pour Microsoft, pour ses partenaires et pour l’emploi aux États-Unis pour laisser Steve Ballmer diriger sa société plus longtemps. « M. Ballmer ne devrait pas être autorisé à prendre ces risques incroyables avec l'argent des investisseurs et ces emplois salariés. Le mieux serait qu’il prenne sa retraite afin de profiter de sa fortune plutôt que de priver les investisseurs et les employés de leur travail. »

Un départ demandé de longue date

Et Forbes n’est pas le seul à avoir une telle vision au sujet de Steve Ballmer. Très critiqué autant pour son comportement que pour sa stratégie, Ballmer a l’an dernier vu sa tête réclamée par un directeur de fonds spéculatif, alors que la valeur de Microsoft venait être dépassée par celle d’IBM.

Aujourd’hui, Microsoft reste tout de même la deuxième société high-tech la plus valorisée en bourse, derrière Apple (deux fois plus importante) mais devant IBM, Google, Intel, Oracle, et Cisco. Il y a encore deux ans, Microsoft devançait cependant Apple et était la société high-tech n°1 au monde en bourse.
Publiée le 17/05/2012 à 12:00
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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