Un cadre de Crytek hostile à la revente des jeux vidéo

Parer à la Crysis du jeu vidéo 105
Rasmus Hojengaard, connu pour avoir développé « Hitman Blood Money » et actuellement directeur créatif chez l’éditeur de jeux vidéo Crytek, a déploré hier auprès de nos confrères de CGV les effets du piratage sur l’industrie du jeu vidéo. Il a également critiqué le marché de l’occasion, et s'est déclaré favorable à une interdiction de la revente.

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Au sujet du piratage de Crysis 2, qui fut selon un classement de TorrentFreak le jeu PC le plus téléchargé de l’année 2011 avec quasiment 4 millions de téléchargements, Rasmus Hojengaard a déclaré que c’était « très flatteur et rassurant à la fois ».

Il s’est ainsi réjoui du fait que « les gens [soient] prêts télécharger ces fichiers de 10 GB ou plus du moment qu’ils croient [que le jeu] est bien ». Il en passe néanmoins vite au nerf de la guerre : « il y a tellement de manque à gagner, beaucoup de gens veulent clairement jouer à votre jeu, mais ils ne veulent pas vraiment payer pour ça, ce qui est malheureusement très décevant ». Il conclut: « mais si nous pouvons convertir 25 % de ces joueurs en clients payants [il y aurait un million de ventes supplémentaires] ».

Pour corriger ce manque à gagner, il semble que Rasmus Hojengaard ait une idée. Interrogé sur les mesures permettant d’empêcher la revente des jeux vidéo, l’intéressé a affirmé que « d’un point de vue commercial, ce serait génial ». Ce cadre de Crytek serait donc favorable à ce que des moyens techniques restreignent l’utilisation d’un jeu, par exemple en obligeant son propriétaire à s’identifier en ligne. Les utilisateurs rechignant à dépenser quelques euros pour un jeu d’occasion seraient ainsi obligés de se diriger automatiquement vers des titres neufs à plusieurs dizaines d’euros.

Pour lui, il est d’ailleurs « bizarre que [la revente] soit encore autorisée, parce que ce n’est pas le cas dans n’importe quelle autre industrie du logiciel, ce serait donc bien s’ils pouvaient faire quelque chose pour corriger ce problème ». Des propos erronés s’agissant de la France, puisque la revente de produits d'occasion comme les jeux vidéo est autorisée.
Publiée le 26/04/2012 à 10:04
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