Le Vatican autorise la numérisation d’une partie de ses ouvrages anciens

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Le Vatican a annoncé le 13 avril dernier avoir autorisé la numérisation de plus d’un million et demi de pages d’ouvrages rares et anciens en sa possession. Cinq années d’efforts seront nécessaires pour sauvegarder cette partie du patrimoine de la Bibliothèque vaticane, qui s’effectuera en partenariat avec l’université britannique d’Oxford.

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Crédits: University of Oxford.

Seront ainsi prochainement numérisés de nombreux « manuscrits grecs et hébraïques, ainsi que des incunables de la Bibliothèque vaticane » - c’est-à-dire des ouvrages datant des commencements de l’imprimerie. Dans le détail, cet accord concerne « des œuvres d'Homère, Sophocle, Platon et Hippocrate », mais aussi des ouvrages comme le « De Europa, œuvre du futur Pie II imprimée en Allemagne avant 1491 par Albrecht Kunne, ou la Bible latine de Gutenberg, le premier livre composé au moyen de caractères mobiles entre 1454 et 1455 ». L’université d’Oxford a d’ores et déjà indiqué que « les collections numérisées seront réparties en trois catégories : les manuscrits grecs, les livres imprimés datant du 15ème siècle (les incunables) et les manuscrits hébraïques et les premiers livres imprimés ».

Les opérations de sauvegarde seront effectuées par la Bodleian Library de l’université d’Oxford, et seront financées par un donateur privé, la Fondation Polonsky. Le coût de ces travaux de numérisation est estimé à 2 millions de livres, soit environ 2,5 millions d’euros. L'accès aux documents numérisés devrait être gratuit et accessible au plus grand nombre.

Pour le Vatican, cette numérisation présente l’avantage de « mieux conserver un patrimoine culturel fragile en évitant la manipulation des originaux », tout en permettant « un plus large accès aux sources par un plus grand nombre de chercheurs ». Pour l’université d’Oxford, « l’objectif est d'ouvrir les dépôts de textes anciens et de proposer gratuitement en ligne une sélection de leurs trésors remarquables pour les chercheurs et le grand public ». Le chancelier de l’Université s’est ainsi félicité : « En rendant ces collections disponibles en ligne, nous donnons au public le plus large accès à une petite mais importante partie du patrimoine mondial ».
Publiée le 17/04/2012 à 17:22
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