S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Facebook étend légèrement les données téléchargeables par ses utilisateurs

Ouvrez la cage aux oiseaux

Facebook vient d'expliquer dans un billet que ses utilisateurs pourront désormais « télécharger une version étendue de l’historique de [leur] compte Facebook ». Cette amélioration intervient peu de temps après que la société de Mark Zuckerberg ait dépassé le délai imposé par l’équivalent irlandais de la CNIL, enjoignant Facebook à prendre en compte un certain nombre de recommandations visant à ce que le réseau social se conforme aux règles européennes en matière de protection des données personnelles.

Crédits: Dominik Steinmair / europe-v-facebook.org.

Dans son billet, Facebook rappelle tout d’abord qu’il est possible depuis 2010 « d’obtenir une copie de ce que vous avez partagé sur Facebook, tel que les photos, publications, messages, liste d’amis ou conversations sur le chat ». La nouveauté réside dans l’ajout de nouvelles catégories d’informations téléchargeables par les utilisateurs, dont « les noms précédents, les demandes d’amis que vous avez formulées et les adresses IP depuis lesquelles vous vous êtes connecté ». Un complément qui apparaît relativement léger au regard des 84 catégories de données que Facebook conserve, selon Europe Versus Facebook, tel que les « j’aime » effectués par exemple.

Le collectif Europe versus Facebook s’est félicité dans un communiqué de ce « premier succès partiel de [sa] campagne ». Tout en considérant qu’il s’agissait « d’un premier pas allant dans la bonne direction », Europe versus Facebook a néanmoins déploré que le réseau social ne remplisse « toujours pas ses obligations vis-à-vis de la législation européenne ». Pour le collectif, « Facebook continue de tromper ses utilisateurs : au lieu de donner une copie de chacune des catégories d’informations qu’il détient pour chaque utilisateur, Facebook continuera de ne donner qu’une fraction de ces données ».

Europe versus Facebook, mené par Max Schrems, un étudiant autrichien, se bat depuis l’été 2011 pour que Facebook respecte les règles européennes en matière de protection des données personnelles. Après avoir déposé 22 plaintes en Irlande, où se trouve le siège social de Facebook, le collectif avait réussi à obtenir de l’équivalent irlandais de la CNIL, l’Irish Data Protection Commissioner (DPC), que Facebook prenne en compte un certain nombre de recommandations avant le 31 mars 2012. Le réseau social n’avait pas respecté le délai imposé par la DPC, ce qui avait conduit Europe versus Facebook à saisir la Commission européenne pour que l’Irlande fasse appliquer le droit européen sur son territoire. Un peu plus d’une semaine après les remous qu’avait provoqués cette affaire, l'annonce de Facebook apparaît effectivement comme une première étape. Relativement insuffisante toutefois.
Publiée le 13/04/2012 à 10:08

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;