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Accord Orange/Free : des syndicats saisissent l’Autorité de la concurrence

Les avocats de Free ne vont pas chômer

Déjà attaqué par deux opérateurs mobiles « anonymes », l’accord d’itinérance entre Orange et Free Mobile est cette fois la cible des syndicats CFE-CGC et Unsa d’Orange lui-même, de SFR et Bouygues Télécom. Ces derniers ont ainsi saisi l’Autorité de la concurrence et accusent cette fois explicitement les deux opérateurs de pratiques anticoncurrentielles.

Antennes Morguefile

L'ARCEP très critiquée

Selon l’AFP, qui révèle cette information, les syndicats ont adressé un long courrier à l’Autorité de la concurrence. Et le contenu de cette missive n’y va pas par quatre chemins, pointant des « pratiques anticoncurrentielles mises en oeuvre par Orange France et Free Mobile sur le marché des services de téléphonie mobile ».

Les syndicats profitent d’ailleurs de cette correspondance pour tacler à nouveau l’ARCEP, comme ils l’ont déjà fait il y a quelques semaines de cela : « les modalités d’application du contrat d’itinérance ont été dévoyées par une interprétation de l’Arcep des obligations de Free Mobile contestée par l’ensemble des acteurs du marché ».

Une entente pour écraser la concurrence

Mais pour les syndicats, l’accord entre Free et Orange va bien plus loin. Selon eux, ce partenariat n’a qu’un seul but : tuer les MVNO et affaiblir SFR et Bouygues. En somme, les deux opérateurs sont suspectés d’entente caractérisée.

« Free Mobile a fait en sorte de conclure avec Orange France un contrat qui va bien au-delà d’un simple accord commercial et a conduit à une concertation qui a pour objet et pour effet d’évincer à court terme les opérateurs mobiles virtuels du marché des services de téléphonie mobile, et de mettre en difficulté SFR et Bouygues Telecom. »

L'emploi est en jeu

Le risque de licenciements « massifs » est de plus rappelé par les syndicats CFE-CGC / Unsa, des propos néanmoins tempérés par avance par le président de l’ARCEP. Ce dernier a en effet affirmé il y a quelques jours qu’un impact négatif sur l’emploi était probable, mais qu’il consisterait plutôt en des gels de recrutement qu’à des licenciements bruts et massifs. Des employés de certains grands opérateurs nous ont cependant confirmé que le climat actuel était particulièrement tendu. Des licenciements pourraient être ainsi annoncés sous peu…

Après la brigade financière de Paris, l’Autorité de la concurrence devra donc s’attacher à mettre toute la lumière sur cet accord.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 31/03/2012 à 00:00

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