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Le Syntec Numérique livre une étude sur les femmes, leurs salaires, etc.

Et c'est pas fameux

Le comité “Femmes du Numérique” de Syntec Numérique vient de publier les résultats d’une étude portant sur les femmes dans les 42 entreprises high-tech membres du Syntec. On retrouve notamment les présences françaises de Cisco, IBM, Logica, Capgemini, Oracle, GFI ou encore Accenture*. Menée entre octobre et novembre dernier, l’enquête livre de très nombreuses données sur l'année 2010. En voici un résumé.

Femmes syntec numerique

Des femmes minoritaires

Représentant en moyenne 25 % des effectifs des entreprises étudiées, les femmes n’occupent néanmoins que 19 % des emplois de cadres dirigeants, 24 % des postes d’ingénieurs, consultants et cadres et 27 % des postes d’employés et de techniciens.

Et la situation ne semble guère s’améliorer avec le temps, puisqu’en 2010, les femmes ne représentaient que 26 % des recrutés parmi les employés et techniciens, 20 % des ingénieurs et autant parmi les cadres dirigeants. Les données sur les promotions sont d’ailleurs proportionnelles au recrutement, preuve de la stagnation de la situation actuelle.

Des salaires bien inférieurs

Si parmi les employés et techniciens, les différences salariales sont « faibles » (6 %), avec 26,196 € annuels pour ces dames contre 27,832 € pour ces messieurs, les différences deviennent très importantes parmi les ingénieurs (10 % et plus de 4000 € par an). Et ces différences explosent littéralement parmi les cadres dirigeants, avec 37 000 € d’écart, soit 37 % du salaire moyen pour ce type de postes.

Femmes syntec numerique

L'importance du temps partiel

Comment expliquer ces disparités ? L’étude n’y répond pas concrètement mais livre néanmoins quelques données explicatives. Par exemple, alors que 15 % des employés et techniciens parmi les 42 entreprises étudiées sont à temps partiel, les femmes représentent 81 % des personnes à temps partiel dans cette catégorie. Et ce pourcentage est à peine plus faible parmi les ingénieurs (74 %), même si seulement 4 % des ingénieurs travaillent à temps partiel.

Au final, la très forte représentativité des femmes parmi les salariés à temps partiel, cumulée à leur faible nombre dans les entreprises, mènent au constat suivant : 17 % des femmes employées et techniciennes sont à temps partiel, contre seulement 5 % des hommes. Parmi les ingénieurs, consultants et cadres, ces données descendent à 10 % pour les femmes et 1 % pour les hommes.

Des efforts encore à réaliser

Enfin, plus de 80 % des entreprises interrogées travaillent à la mise en place de mesures favorisant l’égalité hommes/femmes via le décret du 7 juillet 2011. Néanmoins, ces mêmes entreprises ne sont qu’une sur deux (48 %) à avoir fixé des objectifs de progression. Au regard de toutes les précédentes données fournies par cette étude, la situation n’est donc pas prête de changer.

* Parmi les entreprises interviewées figurent : Accenture Technology Solutions, Aareon France, Abakus, Acxiom, Afg Lille, Afnic, Asys, Ausy, Capgemini France, Cisco Systems France, Claranet, Cogitis, Computacenter, D2X Expertise, DARVA, Econocom, Gfi Informatique, Ibm France, Imatechnologies, Invivoo, Irium, Kpdp Consulting, Lefebvre Software, Logica, Login Sa, Medysys, Mgi Consultants, Micropole, NETIA, Nexeo Consulting, Nextiraone France, On-X, Open, Oracle France, Sap Labs France, Scalagent Dt, Sigma Informatique, Si-Logism, Software Ag, Sogeti, Spie Communications, Tech'advantage
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 20/03/2012 à 17:47

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