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Megaupload : Sarkozy souhaite aussi s'attaquer aux sites "pirates"

En taule les professionnels du tipiak

Outre ses projets de taxes et impôts touchant Internet, ce qui a aussitôt fait réagir Google, le président et candidat Nicolas Sarkozy a aussi abordé un thème bien particulier : le cas Megaupload. Pour l’ex-président de l’UMP, l’action du FBI contre le site hébergement doit être répétée, et la France y participera si besoin est.

Kim dotcom megaupload
Kim Dotcom, le fondateur de Megaupload, avant son arrestation en janvier dernier.

« Rien ne ferait obstacle à ce que les autorités françaises lancent une telle opération sur la base du délit de contrefaçon » a-t-il ainsi affirmé au Point, dont l’interview sera disponible dans quelques heures dans la version papier. « C'est une simple question de coopération policière et judiciaire internationale et je souhaite qu'elle soit plus active. »

Il n’est donc pas question ici de surveiller et traquer les internautes, mais de s’attaquer directement à la source, aux sites ou services permettant le piratage, et à leurs administrateurs. Les sites « Allo » (Allostreaming et Alloshowtv principalement), fermés en pleine affaire Megaupload en janvier dernier, ont déjà fait les frais d’une attaque de leurs activités par le web, officiellement du fait des déréférencements sur les moteurs de recherche.

Mais l’attaque du FBI contre Megaupload, en collaboration avec les autorités et les polices d’une dizaine de pays dans le monde, est d’une toute autre envergure. La France n’a pas participé à cette opération, au contraire de ses voisins allemands, anglais et néerlandais. Mais l’aurait-elle pu ?

Pour Nicolas Sarkozy, la situation est en effet limpide : les personnes responsables de sites comme Megaupload et Megavideo doivent être sanctionnées pénalement. Néanmoins, en France, la loi protège l’hébergeur, notamment s'il réagit correctement à tout signalement de présence de fichier illégal. Il faut donc avant toute action prouver qu’un site ou ses administrateurs vont à l'encontre de la loi. Kim Dotcom, le créateur de Megaupload, est d’ailleurs accusé de racket, d’infraction au copyright et de blanchiment d’argent, ce qui explique en grande partie son arrestation.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 15/03/2012 à 02:48

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