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Mobiles : le blocage des protocoles est « courant » en Europe

Mais en France, cela s'améliore

Selon le BEREC, groupe de régulation des opérateurs au sein de l’Union Européenne, « bloquer la VoIP et le trafic P2P est commun » sur le continent, principalement sur les réseaux mobiles. Les conclusions préliminaires de sa dernière étude sur les pratiques de gestion de trafic en Europe, remises à la Commission européenne le 6 mars dernier, seront finalisées et publiées lors du deuxième trimestre de cette année.

Orange blocage protocoles
En France, le blocage des protocoles existe toujours, mais tend à disparaitre (ici, les CGU d'un forfait Orange)

Bloquer les protocoles, une institution pour les opérateurs mobiles

Basée sur un sondage réalisé auprès de 400 opérateurs européens (250 fixes et 150 mobiles), de nombreuses associations de consommateurs, d’organisations industrielles et quelques individus, cette étude montre que pour réguler le trafic, les opérateurs ciblent particulièrement le P2P et la VoIP.

Bien entendu, ce constat touche en priorité les réseaux mobiles précise le BEREC. Et à l’instar de la France, ces blocages sont explicitement annoncés par les opérateurs aux clients (au moins dans les petites lignes). Notons tout de même que dans l’Hexagone, des efforts ont récemment été faits par les opérateurs mobiles au sujet de la VoIP. Pour les autres protocoles, que ce soit le P2P, les newsgroups, etc., seuls Free Mobile, B&You et Zero Forfait ont levé toutes les barrières.

Ces protocoles souvent bloqués (ou surfacturés) le sont principalement grâce au DPI précise le BEREC. Quant aux raisons invoquées à la gestion de trafic, une centaine d’opérateurs ont répondu la mettre en place pour une question de « sécurité et d’intégrité », notamment vis-à-vis du spam. Bien entendu, la question de la congestion du réseau a aussi été citée comme raison par les opérateurs européens.

Battre le Fair use tant qu'il est encore chaud

Outre le blocage des protocoles, l’autre façon de réguler le marché est le fameux « fair use », cette limite de transfert de données impliquant au-delà une limitation des débits, voire une coupure franche et nette du forfait jusqu’à renouvèlement. Là encore, la France connaît très bien ce phénomène, celui depuis le début de l’ère des forfaits internet mobile.

Le BEREC note que certains opérateurs mobiles continentaux n’hésitent pas à limiter l’accès à certains types de contenus spécifiques, le streaming vidéo par exemple. Du côté des opérateurs fixes, une gestion du trafic est aussi réalisée afin d’assurer une qualité de service optimale, notamment pour les forfaits intégrant internet, téléphonie et télévision.

Neutralité du net, concurrence et qualité de service en Europe

Enfin, le BEREC rappelle que cette étude, dont les conclusions finales seront donc publiées d’ici ces trois prochains mois, « viendra alimenter d’autres axes de travail sur les thèmes de la neutralité du net », la concurrence et la qualité de service. Ces travaux seront pour leur part publiés cet été.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 12/03/2012 à 15:59

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