Olivier Henrard, architecte d'Hadopi, n'est plus conseiller culturel de l'Elysée

"J'ai changé" 33
Au Journal officiel du jour, un arrêté présidentiel met fin aux fonctions d’Olivier Henrard. Bras droit de Christine Albanel puis de Frédéric Mittérand, il était devenu conseiller aux affaires culturelles de Nicolas Sarkozy en janvier 2011. C’est lui qui avait architecturé la loi Hadopi 1 puis Hadopi 2, rendue nécessaire après la censure du Conseil constitutionnel.

Olivier Henrard Eric Walter
Olivier Henrard et Eric Walter, en septembre 2011

L’une des grandes idées de ce maître des requêtes au Conseil d’État était qu’Hadopi inciterait des armées d’abonnés à acheter des outils de sécurisation. En juin 2008, lors des prémices d’Hadopi, il nous indiquait qu’« à partir du moment où les internautes vont avoir intérêt à installer ce genre de dispositif où il existera donc une demande solvable, les FAI vont alors développer une offre dans ce domaine. Il faudra prévoir, dès lors qu’il s’agit de fournir aux abonnés un moyen de s’exonérer de leur responsabilité, un dispositif qui permet de certifier à l’Hadopi qu’à tel ou tel moment, ce dispositif était utilisé ».

Un échec total puisqu’après la censure du Conseil constitutionnel, l’installation d’un moyen de sécurisation, labellisé ou non, n’est plus le sésame permettant à l’abonné « Hadopié » de s’exonérer.

albanel hadopi loi riposte graduée
Christine Albanel et Olivier Henrard en juin 2008

Au Journal officiel du jour, on apprend par ailleurs que Nicolas Princen, est également concerné par cette cessation de fonction. Conseiller technique, il suivait notamment de près toute les buzz et l’actualité internet touchant à la présidence de la République.

Loin du château, mais près du candidat : il se murmure cependant que ces personnes vont maintenant travailler non plus pour le président, mais pour le candidat Sarkozy dans la perspective de la campagne 2012.
Publiée le 17/02/2012 à 08:45
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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