S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Un chef de parti européen annonce la fin d'ACTA, puis tempère ses propos

Acta la vista

Le Français Joseph Daul, député européen et président du groupe du parti populaire européen (PPE), a lancé hier une petite bombe au Centre universitaire d'enseignement du journalisme (CUEJ) : « ACTA, c’est fini » a-t-il ainsi affirmé.

ACTA perd du crédit

Pour cet élu, c’est désormais une certitude, ACTA ne sera pas ratifié par le parlement européen, censé se pencher sur ce traité ce printemps ou cet été. Des propos importants, qui arrivent peu après le recul du traité en Pologne ou encore en Bulgarie, aux Pays-Bas, en Allemagne, en République Tchèque, en Slovaquie et Lettonie.

Cela signifie-t-il pour autant que le PPE votera contre ACTA ces prochains mois, à l’inverse de son propre avis de 2010 ? Oui et non. Plus précisément, le parti, via son site officiel et la voix de son président (Joseph Daul, donc), vient en effet d’affirmer il y a quelques heures à peine qu’il devait tout d’abord examiner en détail ACTA avant de se décider.

L'importance de l'internet libre

 « La protection de la propriété intellectuelle est essentielle pour les industries exportatrices de l'UE, qui dépendent de l'innovation » a tout d’abord déclaré monsieur Daul. « Nous saluons donc l'objectif d'ACTA, qui permet à l'Europe de lutter contre la contrefaçon de marchandises. »

Mais le chef de parti a rapidement abordé les problèmes soulevés par ACTA : « Le Groupe PPE au Parlement européen se bat pour un Internet libre, dont l'importance a été démontrée encore récemment, lors des évènements dans le monde arabe. Le Groupe PPE au Parlement européen veut défendre un Internet libre tout en intensifiant la lutte contre la contrefaçon de marchandises, qui coûtent à l'Europe des milliers d'emplois. »

Prendre en considération toutes les préoccupations

Le PPE veut donc ménager la chèvre et le chou, en appréciant d’un côté la protection de la propriété intellectuelle tout en ne souhaitant pas restreindre les internautes. Or à moins d’une modification importante d’ACTA, qui la viderait de son sens, protéger Internet risque d’être bien difficile.

« La procédure de ratification d'ACTA au Parlement européen vient tout juste de commencer. Nous allons examiner ACTA en détail, en prenant en considération toutes les préoccupations exprimées au sujet d'éventuelles limitations sur Internet. Nous devons mener ce débat en nous fondant sur les faits, et non sur une fiction » a terminé Joseph Daul.

Acté ou non ?

Ce dernier a donc tempéré ses propos de la veille, sans pour autant les nier totalement. Nous attendons des réponses de la part du président ou de son porte-parole afin de mieux comprendre la position du PPE au sujet du traité.

Stop Acta manifestation 25 février

Si ACTA n’est pas encore enterré, il en prend néanmoins le chemin. Les contestations se multiplient, que ce soit par les élus ou le peuple, qui manifeste un peu partout en Europe. Après les dernières marches dans la rue de la semaine dernière, une nouvelle manifestation est prévue dans 10 jours, le samedi 25 février.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

Google+

Publiée le 15/02/2012 à 18:34

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;