Techdays 2012 : « Microsoft est en train d’unifier tout son écosystème »

Cas pratiques, cas d'école 15
La conférence de presse reste axée, comme la plénière, sur le travail central du développeur. L’évolution des besoins et des technologies a modifié le rôle du développeur dont les choix représentent davantage une stratégie. Dans ce contexte, Microsoft veut se présenter comme le champion de l’écosystème cohérent. L’entreprise en profite pour y inclure la fameuse première partie de la plénière qui était manquante : le point sur les annonces importantes de l’année passée.

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Le front Azure et la séduction des développeurs

Microsoft a fait du développeur l’un de ses créneaux principaux depuis des années. La stratégie se révèle payante dans le sens où les mêmes outils servent désormais pour l’ensemble des produits, qu’il s’agisse d’un produit client, serveur, de la Xbox ou de la téléphonie. Une première occasion de rappeler que Windows Azure peut faire le lien entre l’ensemble des cibles/technologies.

Microsoft n’est pas non plus peu fière de son programme BizSpark d’accompagnement des startups. En France, la firme en suit environ un millier pour un total de 7000 emplois. BizSpark s’enrichit d’une version « + » qui ajoutera la dimension cloud avec une première année gratuite sur Windows Azure, puis une seconde moitié prix.

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L’impact du cloud est notamment illustré par Nicolas Chaverou de la société XXX. Cette dernière participe au beta test du projet GreenButton permettant d’effectuer du rendu 3D en utilisant la puissance de calcul du cloud. Une entreprise peut exporter ses données 3D, les envoyer à une société qui va les synchroniser avec le cloud. Ce sont les centres de données qui vont effectuer le rendu, puis renvoyer le résultat au client.

L’unification des écosystèmes et des interfaces

Mais c’est Marc Jalabert, directeur de la division Grand Public et Opérateur, qui va confirmer tout haut ce que l’on devinait tout bas : « Microsoft est en train d’unifier tout son écosystème pour le distribuer sur trois écrans, les PC, les mobiles et les consoles. Cela demande de la préparation et Microsoft travaille avec ses partenaires pour y parvenir ».

Dans ce contexte, les interfaces, et en filigrane l’ergonomie, jouent un rôle essentiel. Metro vient donc tout recouvrir d’une couche égalisatrice qui a commencé avec Windows Phone 7, puis la Xbox, et enfin Windows 8. L’expérience utilisateur devra donc être cohérente et pouvoir rester agréable depuis l’écran d’un téléphone aux très grands écrans des PC, Metro prenant en charge la répartition de l’information sur ces surfaces.

À noter l’intervention d’Éric Bustarret venu parler de son expérience de développeur Symbian, et donc du passage vers Windows Phone, l’occasion d’ailleurs pour Marc Jalabert de présenter un Lumia 800 de couleur blanche. Bustarret se rappellera du coup de tonnerre de Nokia sur l’abandon progressif mais se dira finalement convaincu par le changement. Il avouera cependant des difficultés initiales sur la compréhension de Metro avec des contrôles tels que les pivots et diaporamas, là où les autres systèmes sont plus classiques dans leur approche des interfaces.

L’approche sur les « big data »

La fin de la conférence de presse était animée par Bernard Ourghanlian, directeur technique de Microsoft France, venu parler du « Big Data ». Cette expression couvre le stockage d’informations hétérogènes, non structurées, avec un schéma relationnel faible et souvent très massive. Pour la firme, il s’agit de créer une immense réserve d’informations qui pourraient être exploitées d’une infinité de manières. Volume, variété et vélocité semblent être les mots clés, mais les usages et applications restent à inventer.

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L’approche Big Data de Microsoft s’appuie sur la récolte des informations, via des capteurs par exemple, leur transmission à Azure et donc leur stockage, leur exposition à une plateforme Business Intelligence puis leur exploitation dans Excel via PowerPivot par exemple, l’analyse prédictive ou encore Power View.

Mais bien que Microsoft soit particulièrement enthousiaste sur tout ce qui touche au cloud, nous avons interrogé Jean Ferré sur la situation en France, et quelle était la perception du cloud par les entreprises et si Microsoft arrivait à vanter les mérites d’Azure. Ferré a reconnu que la communication a été difficile pendant un long moment, mais qu’un changement important se profilait depuis environ un. La simplification des coûts est par ailleurs un élément important de cette évolution

Nous aurons l’occasion de revenir sur le contact avec les entreprises, car plusieurs d’entre elles ont bien voulu répondre à nos questions et nous dire le pourquoi de leurs choix technologiques.
Publiée le 07/02/2012 à 17:55
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

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