Dassault Systèmes veut donner sa propre vision du cloud computing

Qui m'aime me suive 89
cloudLes lecteurs qui connaissent le projet Andromède savent qu’il vise la création de plusieurs énormes centres de données afin de se défaire de l’influence des concurrents américains dans le domaine du cloud. Le projet réunissait jusqu’à récemment Orange, Thales et Dassault Systèmes (*) et était porté par le gouvernement. Or, le 22 décembre, Dassault s’est désolidarisé du projet. Désormais, la société fait cavalier seul et compte lancer sa propre offre cloud.

Le 22 décembre, Dassault avait donc annoncé qu’il quittait le projet Andromède. Depuis un mois environ, le trio que la société formait avec Orange et Thales cherche donc un remplaçant. Selon le Monde, les noms d’Atos et Capgemini ont circulé, Atos ayant d’ailleurs confirmé que le sujet allait être discuté. Le sujet est important puisque l’État finance à hauteur de 135 millions d’euros cet imposant projet.

Dassault souhaite maintenant faire cavalier seul et lancer sa propre offre de cloud computing. Le projet reste donc plus ou moins le même pour la société qui souhaite concurrencer les mastodontes du domaine que sont déjà Amazon, Microsoft ou encore Google.

Bernard Charlès, directeur général du concepteur de logiciels, s’est exprimé à ce sujet sur BFM Business et a indiqué notamment que Dassault s’était « retiré de la structure mais pas du projet » puisque l’envie était toujours présente. Et d’ajouter qu’ « il y a donc un autre projet en gestation, avec d'autres acteurs, qui sera Andromède je l'espère. Il s'agira à l'État de décider du projet qu'il souhaite mettre en œuvre. Mais celui-ci sera compétitif ».

Dassault lance ainsi sa propre version du projet de cloud computing et souhaite montrer l’exemple. La société avait notamment contesté les tarifs d’hébergement d’Orange, jugés trop onéreux, ainsi qu’une clause de non-concurrence qui avantageait trop Orange, toujours selon Dassault. Bernard Charlès vise donc une « structure compétitive, avec des entreprises réputées et dynamiques, qui ont une vraie ambition et peuvent agir vite ».

Reste que même si Dassault a pour ambition de faire « vite », il n’en reste pas moins que le projet Andromède était en gestation depuis deux ans et demi. La France tarde à se doter de grandes infrastructures et les projets de Dassault ne vont certes pas accélérer le mouvement dans l’immédiat. 

(*) Ne pas confondre avec Dassault ou Dassault Aviation
Publiée le 30/01/2012 à 19:03
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

Soutenez nos journalistes

Le travail et l'indépendance de la rédaction dépendent avant tout du soutien de nos lecteurs.

Abonnez-vous
À partir de 0,99 €

Publicité