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Selon l'ARCEP, Free Mobile couvre plus de 28 % de la population (MàJ)

Les chiffres d'Orange, SFR et BT sont aussi disponibles

Mise à jour : l'ARCEP vient à l'instant de confirmer que Free Mobile remplissait parfaitement ses obligations réglementaires en couvrant plus de 28 % de la population en 3G, via 735 sites ouverts commercialement. Orange et SFR couvrent pour leur part plus de 98 % de la population en 3G, et Bouygues Télécom plus de 93 %.

Deux articles sur les auditions d'Olivier Roussat (Bouygues Télécom) et Jean-Ludovic Silicani (ARCEP) réalisées devant la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale seront publiés d'ici ces prochaines heures.



Article du 27 janvier 2012

Free Mobile : l'ARCEP vérifiera sur le terrain sa couverture de la population

Le réseau de Free Mobile est-il parfaitement fonctionnel ? Si Xavier Niel l’a de nouveau assuré lors de son passage à l’assemblée devant la Commission des affaires économiques mercredi dernier, le sujet n’est pas clos pour autant. L’ARCEP, l’autorité de régulation des télécoms, vient ainsi de publier un communiqué afin d’apporter « plusieurs précisions ».

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« L’ARCEP a constaté que nous couvrions plus de 27 % de la population, et nous continuons à installer des antennes. On pense sur le long terme que la seule possibilité d’exister est d’avoir notre propre réseau. À côté de ça, nous avons signé un accord commercial de type Full MVNO avec France Télécom : c’est fantastique, mais ce n’est pas viable. » C’est ce qu’a précisément répondu Xavier Niel, le fondateur d’Iliad (Free) il y a deux jours.

La pression d'Éric Besson

L’ARCEP, en quelque sorte critiquée indirectement par les différentes attaques visant Free Mobile, a tout de même tenu à mettre les points sur les « i » afin de faire taire les dernières polémiques. Une mise au point due en partie à Éric Besson. En effet, selon Le Figaro, le ministre de l’économie numérique a envoyé une lettre mercredi à l’autorité afin que cette dernière vérifie le respect des promesses de Free Mobile, à savoir couvrir au minimum 27 % de la population. Une vérification déjà opérée par l’ARCEP entre novembre et décembre 2011.

« Suite au lancement des offres de Free Mobile, et à la souscription de premiers abonnements, de nombreuses interrogations sont apparues quant à la réalité du respect par l'opérateur de ses obligations de couverture et de la disponibilité de ses services » a notamment écrit le ministre.

« Je vous serais reconnaissant de bien vouloir me confirmer le respect par l'opérateur Free Mobile de ses obligations en matière de couverture de la population et de la disponibilité du service résultant de son autorisation et permettant à cet opérateur de bénéficier d'un droit d'itinérance sur le réseau d'un opérateur mobile tiers afin de compléter sa couverture du territoire national » a-t-il ainsi demandé.

Free Mobile est traité comme Orange, SFR et Bouygues, ni plus ni moins

L’Autorité a ainsi tenu à faire quelques rappels importants :
  1. Ouvrir un réseau de téléphonie mobile est « une opération complexe », dont les premiers pas ne sont jamais parfaits. L’Autorité note d’ailleurs avec malice que « l'obligation de couverture, dans les deux ans suivant la délivrance des autorisations, qui était prévue par les licences 3G attribuées en 2001 et 2002 respectivement à Orange France, SFR et Bouygues Telecom, n'a pas été respectée et que, si l'ARCEP a alors toléré cet état de fait, c'était en raison des difficultés techniques et économiques invoquées par les opérateurs. »
  2. Afin de vérifier la couverture de Free Mobile, l’ARCEP a utilisé une méthode de vérification « strictement identique à celle utilisée, dans les mêmes circonstances, pour les autres opérateurs » dans les années passées.
  3. Malgré les nombreuses attaques et réactions envers Free Mobile (dont les syndicats d’Orange CFE-CGC/UNSA), à ce jour, « aucun opérateur n'a saisi l'ARCEP et aucun élément concret n'a été porté à la connaissance de l'Autorité à l'appui des faits allégués par les médias et repris par le courrier des syndicats ».

Des précisions sur les sites réellement activés ou non 

Ces trois rappels effectués, l’Autorité a estimé utile, « dans un souci de transparence et de sérénité », de demander à Free Mobile d'actualiser les informations au sujet de l'état de son réseau. Le nouvel opérateur mobile devra notamment fournir à l’ARCEP une nouvelle liste des sites installés, ceux réellement activés, « et des motifs qui auraient pu la conduire, le cas échéant, à l'extinction de certaines stations de son réseau ».

Une vérification sur le terrain sera ensuite réalisée, à l’instar de celle déjà faite l’an passé. L’Autorité précise que les résultats de son enquête seront rendus publics.

Enfin, l’ARCEP a tenu à rajouter que s’il était de son devoir de vérifier le réseau de Free, l’accord d’itinérance avec Orange concerne uniquement les deux opérateurs. En somme, si Free Mobile venait à manquer à ses accords, Orange devra régler le problème, et non pas l’ARCEP. Néanmoins, nous pouvons faire remarquer que si la couverture de Free était inférieure à celle imposée par son accord signé avec Orange (soit 25 %), elle le serait de facto avec l’ARCEP (soit 27 %).
Source : L'ARCEP
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 28/02/2012 à 18:36

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