S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Concurrence : Twenga traine Google devant la Commission européenne

Bandit Panda

C’était attendu : le moteur de recherche de shopping Twenga vient de dénoncer  Google auprès de la Commission Européenne. L’entreprise française accuse le géant américain d’abus de position dominante et réclame des mesures conservatoires pour faire cesser ces entorses aux règles de la concurrence. Une procédure qui intervient alors que Bruxelles a déjà lancé une enquête antitrust sur le moteur.

google twenga commission européenne

Dans son communiqué, Twenga décrit l’enjeu de cette procédure : en premier lieu, il s’agira de percer les mystères du fonctionnement du marché de la recherche et de la publicité en ligne. Ceci fait, Twenga estime que la Commission sera en mesure de relever plusieurs pratiques discriminatoires dans les coulisses de Mountain View. Des pratiques qui « favorisent ostensiblement ses propres services verticaux dans ses résultats de recherche, notamment Google Shopping, et déclassent systématiquement les sites des sociétés concurrentes et les pratiques discriminatoires autour de la plateforme publicitaire Google Adwords ».

Bastien Duclaux, co-fondateur et Directeur Général de Twenga, : « Les pratiques abusives de Google se sont considérablement renforcées en 2011, avec une volonté affichée d'éliminer toute forme de concurrence dans de nombreux secteurs tels que la recherche de vidéos, la recherche d'hôtels, la recherche de produits, la comparaison de billets d'avions, en dépit des enquêtes antitrust en cours en Europe et aux Etats-Unis ».

Trop forte Googlodépendance, pseudo neutralité des moteurs de recherche ou pratique concurrentielle abusive : le débat est épineux mais sur le marché de la recherche en ligne, Twenga a déjà estimé que Panda, dernier algorithme de Google, a laissé sur le carreau près d’un tiers de ses effectifs. Google se servirait ainsi du levier de son moteur pour accroître la visibilité de ses services et mécaniquement, plonger le classement des concurrents. Les places sont rares en première page. Google aurait ainsi une propension naturelle à favoriser ses outils plutôt que ceux de ses voisins.

Lors de l’installation de l’étincelant siège de Google à Paris, inauguré par Nicolas Sarkozy, des voix s’étaient élevées pour dénoncer les zones d’ombre du moteur. Giuseppe de Martino, à la ville président de l’ASIC et membre du CNN, égratignait sur Slate.fr, une recherche pas neutre, « faite en toute opacité, grâce à l’algorithme maison au profit des services maison et bien sûr au profit des clients et moins des internautes ». Outre Panda, il pointait « la suppression du jour au lendemain des résultats de recherche de certains sites » ou encore « la difficulté pour des concurrents directs de Google à obtenir un référencement de leurs contenus dans des services comme Google Actualités, Google +, Gmail qui ne référencent que les services appartenant au groupe Google ».
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

Google+

Publiée le 24/01/2012 à 10:07

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;