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AMD Ultrathin : de l'ultraportable à base de Trinity pour contrer l'Ultrabook

On commence à montrer de quoi on est capable à Sunnyvale

En juin dernier, Intel lançait une nouvelle marque : l'Ultrabook. Il définissait d'ailleurs un cahier des charges assez précis des caractéristiques techniques que devaient avoir les machines souhaitant prendre cette appellation marketing. Jusqu'ici son concurrent AMD était resté bien silencieux sur le sujet. Lors de CES 2012, l'ex-fondeur a commencé à être plus précis quant à ses ambitions dans ce domaine, et ce que comprendra sa plateforme « Ultrathin ». 

Acer Aspire S5 Ultrabook
(l'Aspire S5 d'Acer à base de puces Intel)

Tout d'abord sur les aspects extérieurs, les ultraportables de cette fameuse gamme « Ultrathin » n'auront pas de cahier des charges bien précis, comme a pu le faire Intel. On sait tout au plus que la marque de Sunnyvale espère voir des designs allant en deçà des 20 mm d'épaisseur, mais ce n'est pas un impératif. Un fait assez amusant puisque le constructeur emploie le terme d'« Ultrathin » (ultrafin en français).

Exit les matériaux nobles, les prix doivent être contenus

L'un des points notables du projet d'AMD réside dans le prix des machines qui ne doit pas dépasser un certain tarif. Cependant là où Intel vise les 1000 $ / €, AMD table plutôt sur la barrière des 500 €, comme le remontent nos confrères de 01net lors d'un entretien avec la vice-présidente du marketing d'AMD, Leslie Sobon.

Les constructeurs devront se passer de certains artifices pour tenir ce tarif avec, par exemple, les matériaux nobles comme l'aluminium que l'on a vu apparaître sur certains Ultrabook. On se rappelle aussi qu'ils pourront disposer d'une connectique particulière tournant autour de l'USB 3.0. Cependant, c'est prévu pour la fin de l'année seulement.

Trinity entre dans la matrice

Pour sa gamme « Ultrathin », la firme de Sunnyvale va s'appuyer sur sa prochaine génération de processeur Trinity. AMD prévoit d'ailleurs des modèles à basse tension, comme le fait son concurrent.

Notez que le TDP sera identique à ce que propose aujourd'hui Intel avec ses ULV : 17 watts. Il faudra voir ce que le 32 nm de Global Foundries permettra d'atteindre en terme de fréquences dans cette limite.

AMD APU Trinity
(crédit : AnandTech)

Cependant, cela n'aura rien à voir avec ce qui est fait actuellement dans le domaine des netbooks et les APU d'entrée de gamme de la série E (E-350 et E-450). On retrouvera un processeur s'appuyant sur des coeurs bien plus performants de la génération Piledriver, une évolution de Bulldozer.

La partie graphique quant à elle devrait faire à nouveau un bond en avant puisqu'elle s'appuie sur l'actuelle architecture des Radeon HD 6000. Il y aura certainement un beau match en perspective, puisqu'Intel annonçait lors du dernier IDF monter en charge à ce niveau-là avec Ivy Bridge. Il offrira aussi le support du 4K, ainsi qu'une compatibilité avec le support de trois écrans à la fois.

Ultrahin vs Ultrabook : un combat déséquilibré ?

Le match qui va opposer dans les deux vendeurs de CPU risque d'être bénéfique pour le consommateur. Après tout, voir AMD arriver à talonner Intel sur le segment des portables ultrafins est une bonne chose. Cependant, l'offensive lancée par la firme de Santa Clara commence seulement à porter ses fruits aujourd'hui. On a pu voir que le CES était plutôt riche en Ultrabook avec des annonces chez de nombreux constructeurs.

Reste à savoir si AMD pourra profiter de l'aspiration provoquée par son concurrent de toujours, ou si ce dernier lui aura déjà coupé l'herbe sous le pied. En effet, nous avons pu assister à des annonces de machines sous les 700 $ durant le salon de Las Vegas...

Il faudra aussi voir si les exigences d'Intel pour les Ultrabooks en terme d'autonomie, de rapidité, de sécurité ou de performances sont appréciées par les consommateurs, ou pas, et si les constructeurs ne profiteront pas de l'expérience acquise ces derniers mois pour favoriser l'émergence de machines AMD à moindres frais, où ne leur seront imposées aucune contrainte ou presque.

Mais Intel a d'ores et déjà pu installer ses gammes et sa marque dans les esprits, et surtout dans les magasins. Il est donc fort probable qu'il ne souhaitera pas voir se mélanger ses machines avec celles de son concurrent. Affaire à suivre donc.
Damien Labourot

Journaliste High-tech gravitant autour de la mobilité (smartphone, tablette, portable) et toujours prêt à de nouvelles expériences.

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Publiée le 17/01/2012 à 16:16

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