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No Disconnect, les outils anti-censure de l'Europe aux internautes surveillés

Même les internautes européens ?

La Commission européenne vient de dévoiler ce matin sa stratégie « No Disconnect » qui consiste à fournir aux internautes étrangers des outils contre la censure et les diverses techniques de surveillance de leur pays. Ce plan, prévu depuis mars dernier, a été pensé en réaction au Printemps Arabe, où Internet y a joué un rôle important malgré une surveillance et une censure importante des pays.

Vidéo disponible en français.

Cette stratégie peut paraître ironique alors que des pays européens, dont la France, ont été récemment critiqués pour avoir vendu des outils de surveillance à des pays tiers. Mieux encore, certains pays européens sont actuellement pointés du doigt pour surveiller leur propre population, même si ce n’est pas pour des raisons politiques, mais plutôt économiques. Le plan « No Disconnect » aura logiquement pour conséquence d’en finir avec la vente de technologies de surveillance à des régimes autoritaires.

La Commission européenne divise sa stratégie « No Disconnect » en quatre parties :
  1. développement et mise à disposition d'outils technologiques destinés à améliorer la protection de la vie privée et la sécurité des populations qui utilisent des TIC dans des régimes non démocratiques;
  2. éducation et sensibilisation des militants quant aux possibilités et aux risques inhérents aux TIC. Il s'agira en particulier d'aider les militants à exploiter au mieux des outils tels que les réseaux sociaux et les blogs, tout en leur faisant mieux prendre conscience du risque qu'ils encourent d'être surveillés lorsqu'ils utilisent les TIC pour communiquer;
  3. collecte de renseignements présentant un haut niveau de fiabilité sur les événements qui se produisent «sur le terrain», afin de contrôler le niveau de surveillance et de censure à un moment donné et dans un lieu donné;
  4. coopération. Le but est d'établir un moyen concret permettant à toutes les parties concernées de partager des informations sur leurs activités et de promouvoir des actions multilatérales ainsi que l'établissement d'une coopération transrégionale aux fins de la protection des droits de l'homme.
Présentée par la fameuse Neelie Kroes, spécialiste TIC de l’Europe, et Karl-Theodor zu Guttenberg, ancien ministre fédéral allemand de l’économie et de la technologie, puis de la défense, cette stratégie de contournement de censure vise donc à rendre disponible des technologies et des logiciels aux internautes étrangers, mais aussi à les informer sur les techniques de surveillance utilisées par leur pays.

« La technologie peut soutenir les droits de l'homme, mais nous devons également faire en sorte qu'elle ne soit pas utilisée contre ceux qui se battent pour la liberté » a expliqué Neelie Kroes. « J'attends de M. Karl-Theodor zu Guttenberg qu'il défende cette cause avec les gouvernements et les ONG et veille à ce qu'elle soit considérée avec l'attention, la priorité et le soutien qu'elle mérite. »
Source : Europa
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 12/12/2011 à 14:46

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