La voiture sans pilote de Google avance à grands pas

Mais aurons-nous assez confiance ? 139
Sebastian Thrun travaille depuis l’an passé chez Google sur un projet qui lui est cher, sûrement celui de sa vie : la voiture sans pilote. Particulièrement motivé depuis la perte de certains proches dans des accidents de voitures, Thrun est persuadé, à tort ou à raison, que la voiture sans pilote est la solution ultimes aux décès, mais aussi aux bouchons, à la perte de temps et de pétrole engendrés par les automobiles. Et à en croire Thrun dans sa tribune publiée cette semaine dans le New York Times, le projet avance à vitesse grand V.

Vidéo de mars 2011 diffusée lors de la conférence TED.

Testées en interne puis en pleine ville, que ce soit en Californie ou au Nevada, les différentes voitures sans pilote de Google ont parcouru plus de 322 000 km (200 000 miles), soit au moins 100 000 de plus que l’an passé. Selon Thrun, aucun accident n’a été révélé, et les voitures sont allées partout où un véhicule pouvait légalement se rendre.

Les véhicules restent immobiles la plupart du temps

Et outre les problèmes de trafic routier, d’accidents et de gain d’essence, Thrun explique dans sa tribune que le véhicule sans pilote permettra aussi de résoudre les problèmes d’utilisation des voitures. « Regardez les villes d'aujourd'hui. Elles sont pleines de voitures stationnées. J'estime que la voiture est en moyenne immobile 96 % de sa durée de vie. Cette situation conduit à un monde plein de voitures sous-utilisées et des places de stationnement occupées. »

Les voitures automatiques permettront donc d’accroître le co-voiturage. Les conséquences négatives sont par contre évidentes : dans le monde de Thrun, les ventes de voitures vont s’effondrer et les taxis verront leur utilité fondre au soleil.

Bon pour les handicapés 

Autre avantage non négligeable, les personnes handicapées ou souffrant d’une maladie grave pourront utiliser leur voiture sans être obligatoirement accompagnés. Les personnes très âgées ou inversement assez jeunes seront aussi logiquement concernées.

Bien sûr, il ne s‘agit que de visions futuristes. Faut-il encore que le système soit sûr, que la population l’accepte et que la législation autorise de tels véhicules. Et s’il faudra certainement attendre encore de longues années avant que tout ceci ne devienne réalité. Mais la motivation de Thrun est plus grande que jamais, et les problèmes que pourraient potentiellement résoudre la voiture sans pilote sont nombreux… et coûteux, que ce soit humainement ou financièrement.

Ci-dessous, deux autres vidéos, l’une de mars 2011 et l’autre de janvier 2010.


Publiée le 07/12/2011 à 18:36
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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