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UFC vs les éditeurs de jeux vidéo : « il n'y a pas plus de bugs qu'avant »

C'est beau

Vivement attaquée par l’UFC-Que Choisir pour ses bugs, ses DRM, ses armes anti-piratage et anti-revente, sa dépendance à Internet (même en mode solo) et ses contenus additionnels, l’industrie du jeu vidéo a tenu à se défendre via notre confrère Challenges.

Posez la même question dans le secteur automobile...

Le SELL, le Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs, a ainsi démonté point par point les arguments de l’UFC-Que Choisir :

La méthodologie de l’UFC : avec seulement quelques centaines de témoignages recueillis, le SELL juge que ce nombre n’est pas pertinent dès lors que le secteur du jeu vidéo compte des millions d’utilisateurs rien qu’en France.

Le syndicat rajoute que la question de l’UFC vise exclusivement les problèmes, ce qui implique forcément des témoignages allant en ce sens. « J'aimerais bien voir le résultat d'une enquête du même type s'adressant aux possesseurs de voiture qui rencontrent un problème... » a alors argumenté James Rebours, le président du SELL. Il n’est cependant pas certain que cette analogie avec le secteur automobile soit judicieuse, les taux de pannes de certaines marques faisant débat depuis de longues années.

La courte durée des jeux n'est qu'un ressenti

Les bugs : des bugs ? Quels bugs ? « Les éditeurs font un gros travail pour gérer les bugs. Il n'y en a pas plus qu'avant. S'ils s'étaient amplifiés, la sanction aurait été immédiate » explique James Rebours. Ce dernier rajoute que les éditeurs de jeux vidéo « ne peuvent se permettre de délivrer un jeu qui déçoit » et les bêta-tests se multiplient afin de proposer un jeu stable lors de son lancement. Depuis la démocratisation d’Internet, l’arrivée de patch quelques jours après le lancement d’un jeu est pourtant devenue monnaie courante…

Les contenus additionnels : pour le SELL, un jeu, hors contenu additionnel, a une durée de vie tout à fait acceptable. Ainsi, selon Rebours, « cette critique relève davantage du ressenti que du factuel ». Il serait intéressant qu’une étude rigoureuse prouve au final s’il s’agit ou non d’un simple ressenti des hardcores gamers…

Empêcher la revente « n’est pas une volonté délibérée »

Les armes anti-piratage/revente : outre qu’elles empêchent parfois à l’acheteur d’utiliser son propre jeu sur sa propre machine, au point de le forcer à jouer avec une version pirate, les DRM l’empêchent surtout de transférer son achat ailleurs et bien sûr de les revendre sur le marché de l’occasion.

Sur ce point, le SELL n’a qu’une faible défense. Selon le syndicat, ces défenses des éditeurs sont uniquement là pour lutter contre la « piraterie » sur PC. « Les éditeurs ont adopté les DRM (Digital rights management) pour lutter efficacement contre la reproduction illégale des logiciels. Si cela a un impact sur le marché de l'occasion, ce n'est pas une volonté délibérée. »

Des plaintes et une possible enquête de la DGCCRF

Pour rappel, l’UFC-Que Choisir ne s’est pas contentée de faire un appel à témoignages et à en dresser le bilan. L’association de défense des consommateurs a aussi porté plainte contre quatre éditeurs de jeux vidéo (Codemasters, Warner Interactive, THQ et Bethesda Softworks) ainsi que contre trois grands distributeurs en France (Micromania, Fnac Direct et Game France). L’UFC a de plus demandé à la DGCCRF d’enquêter sur le secteur des jeux vidéo…
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 01/12/2011 à 16:27

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