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Torrent, moteur et réseaux sociaux, la RIAA dresse sa liste noire

En plein débat SOPA

Alors que les discussions sur le projet SOPAStop Online Piracy Act ») se poursuivent à la Chambre des Représentants, la RIAA a constitué une liste noire des pires sites que la puissante fédération des majors aimerait voir mis hors d’état de nuire. Une liste, adressée au gouvernement américain, qui comprend, révèle TorrentFreak, les sites de liens Torrent suivant :
  • ThePirateBay.org
  • isoHunt.com
  • Torrentz.eu
  • BTjunkie.org
  • Kat.ph
  • Demonoid.me
  • Bitsnoop.com
  • TorrentReactor.net
  • TorrentHound.com
  • Monova.org
  • BTmon.com
  • Fenopy.eu
  • H33T.com
  • SUMOTorrent.com
  • LimeTorrents.com
TorrentFreak précise qu’elle est basée « sur le nombre de visiteurs, le nombre de fichiers « pirates » qui y sont ‘linkés’ et l’échec de ces sites à prendre des mesures pour remédier au problème du piratage massif ». Une liste qui suit celle déjà dressée par la MPAA en octobre dernier.

the pirate bay tpb thepiratebay

Cyberlocker, moteur, réseaux sociaux

En plus de ces acteurs, la RIAA vise aussi les hébergeurs de fichiers (cyberlocker) comme MegaUpload, FileSonic, 4shared. S'y ajoutent le moteur FilesTube et le forum de Warez-BB.org. Elle pointe également des sites de réseaux sociaux comme le russe VKontakte ou le moteur chinois Sougou. La RIAA leur reproche d’avoir « des fonctionnalités qui intentionnellement et effectivement induisent des actes de contrefaçons ». Pour TF, « ce dernier exemple montre que la définition des sites illicites peut devenir très subjective. Elle nécessite simplement d’un peu de créativité dans l’écriture afin de faire que la moitié des sites internet apparaisse comme des sites « voyous », éligibles donc à être stoppés ».

Une liste dressée en plein débat SOPA

Le projet SOPA (et son équivalent au Sénat, PIPA « Protect IP Act ») vise à stopper les sites étrangers en s’attaquant aux intermédiaires qui les lient aux internautes américains. Rédigés en des termes très vagues, les textes permettent de s’attaquer aux FAI, hébergeurs, registres DNS, établissements de crédits, moteurs de recherche, via une simple injonction, donc en dehors d’un procès. SOPA cible simplement l’intermédiaire qui « s’engage dans, permet ou facilite » la contrefaçon. Une définition assez vaste pour faire entrer dans la boucle quantité d’acteurs.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 17/11/2011 à 09:47

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