Panda : le spécialiste du shopping Twenga attaque Google

Avec une attaque Kung Fu ? 50
Déjà attaqué de toutes parts en Europe dans divers secteurs, notamment pour abus de position dominante, Google se voit cette fois ennuyé par Twenga. Il faut dire que le site spécialisé en shopping n’a que peu apprécié la mise en place de Google Panda en Europe, ainsi que la mise en avant de Shopping, le comparateur de prix du géant américain.

Google Panda twenga
Lors de l'arrivée de Panda en France, Bastien Duclaux, co-fondateur de Twenga, ne cachait déjà pas son amertume...

Depuis l’arrivée de Panda en France, Twenga a perdu plus d’un tiers de son audience et sa visibilité s’est écroulée. Résultat, le site français a licencié près d’une cinquantaine de personnes cet été au Royaume-Uni et en France. La firme parisienne a de plus fermé son bureau chinois il y a peu.

Selon La Tribune, Twenga vient de passer une nouvelle étape en attaquant Google devant la Cour européenne pour « abus de position dominante ». La mise en place de Panda n’est pas l’unique raison de cette plainte. C’est surtout la mise en avant de Google Shopping qui est pointée du doigt.

Les pressions de Google pour assoir son hégémonie

Pour Google, cette plainte n’est pas la première du genre, loin de là. En début d’année, Ciao, qui appartient à Microsoft depuis trois ans, en compagnie de l’anglais Foundem et du français eJustice ont attaqué Google. Les raisons étaient globalement les mêmes : le référencement, ou plutôt le déréférencement.

« Google nous a envoyés au tapis trois fois depuis 2007. Ils ont fait pression pour qu'on passe sous leur algorithme, et pour qu'on utilise leur système de publicité » a ainsi expliqué le fondateur d’eJustice à Rue89.

« Si vous faisiez des recherches comme “jurisprudence loyer” ou “contrat de loyer”, on apparaissait en tête. Si Google vous déréférence, vous devenez invisible. Nous avions entre 12 000 et 15 000 connexions par jour, six personnes travaillaient sur eJustice et les comptes s'équilibraient. Nous sommes passés à 500 à 700 connexions, nos revenus ont été divisés par quatre et nous ne sommes plus que deux. »

Twenga vit donc une histoire assez similaire. Reste à savoir quelles seront les conséquences financières voire techniques pour Google.
Publiée le 31/10/2011 à 16:39
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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