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François Hollande : sur Hadopi, "voilà ma position"

L'après Hadopi sera économique

François Hollande en déplacement à Nancy samedi dernier a été questionné par Univers Freebox. Question courte et simple : quelle est finalement la position du candidat aux Primaires sur Hadopi ?

Alors que les cinéastes de L’ARP avaient pris « acte que François Hollande ne souhaite pas abroger la loi HADOPI » lors d’une rencontre informelle du candidat, celui-ci réitère officiellement son opposition à Hadopi. Mais l’opposition est immédiatement relativisée prétextant qu’on ne peut laisser Internet sans règle. L’angle d’attaque est identique à celui affiché sur l’antenne de France Inter la semaine dernière. On peut donc le considérer comme mûr.


D’un, Hollande promet l’abrogation de la loi selon un calendrier non encore défini. « Ce dispositif n’est pas accepté parce qu’il est intrusif et introduit en plus une pénalisation. Il est donc rejeté par les internautes ».

De deux, mise en place de nouvelles règles pour combler le vide. « J’ai dit qu’il fallait supprimer cette loi, mais j’ai dit aussi qu’il faudrait en faire une autre. On ne peut pas laisser l’économie numérique sans règle, ce qui serait d’ailleurs un cadeau terrible aux puissants. Il faut avoir de nouvelles règles et notamment pour qu’on trouve un équilibre entre l’accès de tous à la Culture et aux œuvres et en même temps qu’il y ait aussi des droits reconnus aux créateurs. Nous aurons à travailler sur cette question. »

On ne sait pas si la suppression d’Hadopi sera conditionnée à la définition de ces « nouvelles règles ».

Mais quelles sont ces futures dispositions ? Hollande sait que l’économie numérique est tout sauf un univers sans règle. La contrefaçon y est réprimée. La responsabilité des intermédiaires techniques est encadrée. Le vide que veut combler le candidat est en réalité un vide purement économique. Plutôt qu’un système répressif, Hollande vise de nouveaux mécanismes de financement.

Un mécanisme qui n’est pas la licence globale – le candidat s'y oppose. Voilà quelques jours, le candidat mettait en avant sa nette préférence pour une extension de la rémunération pour copie privée et/ou une réorientation des prélèvements effectués sur le dos des FAI voire de nouvelles taxes visant les gros acteurs du net (variation autour de la taxe Google). L’après-Hadopi sera donc nécessairement économique pour le candidat socialiste.

Une stratégie rémunératrice…et payante ?
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 11/10/2011 à 10:55

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