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Khadafi : une filiale de Bull aidait à surveiller les dissidents du Net

C'était pour faire des tests avant l'application en France bien sûr

La presse américaine, via le Wall Street Journal, vient de pointer du doigt la société française Bull. En effet, Amesys, l’une de ses filiales, est critiquée pour avoir réalisé il y a deux ans un centre de surveillance du Net pour le compte de la Libye de Kadhafi. Notons néanmoins que Bull n'a croqué Amesys que depuis 2010, avec des négociations débutées fin 2009.

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Les systèmes de surveillance GLINT (à gauche) et SMINT (à droite) d’Amesys

Le WSJ s’est tout simplement rendu sur place pour constater l’importance d’Amesys dans le système de surveillance de Kadhafi. D’après le journal économique, ce système exploiterait la technologie Eagle.

GLINT et SMINT sont sur un bateau

Si l’on se rend sur le site d’Amesys, deux produits sont particulièrement dédiés à ce type de surveillance : GLINT et SMINT, tous deux basés sur Eagle. Le premier est clairement créé pour « répondre aux besoins d’interception et de surveillance à l’échelle d’une nation ». Le GLINT avait déjà été remarqué sur Reflets.info en mai dernier.

Quant au second, le SMINT, il s’agit d’un « système tactique conçu pour enregistrer, stocker, analyser et afficher des informations en temps réel. Ce système est capable de surveiller un large éventail de protocoles, y compris le courrier électronique, la voix sur IP (VoIP), le webmail, le chat, la navigation sur le Web… »

Ces systèmes ont logiquement été utilisés pour traquer les messages des opposants note le WSJ. Ce dernier précise qu’au début de l’année 2011, Amesys a de nouveau été contacté par le régime afin d’accroitre ses capacités de filtrage.

Bull ne souhaite pas commenter

Sur les blogs ainsi que sur Twitter, les réactions, notamment en France, ne se sont pas fait attendre. Amesys, et donc Bull, est ainsi en pleine tourmente et son image est particulièrement écornée. Contactée par nos soins, la société n'était pas disponible. L’AFP a pour sa part dû se contenter d’un « aucun commentaire » de la part de Bull.

Néanmoins, la filiale de Bull n’est pas la seule à être pointée du doigt. Le Chinois ZTE, ainsi que l’Américain Boeing, via sa filiale Narus, sont aussi nommés par le WSJ.
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 30/08/2011 à 14:41

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