Édito : Google+ fera-t-il sombrer les autres réseaux sociaux ?

Attention, y'a du suicide d'investisseurs dans l'air... 1573
C’est le sujet le plus discuté dans la presse high-tech et même sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter : Google+. Et la question est sur toutes les lèvres depuis son lancement fin juin : Google+ réussira-t-il là où Wave et Buzz ont échoué, malgré leurs potentiels réels ?

Google plus

À l’heure actuelle, le réseau social de Google a déjà attiré dans ses filets plus de 10 millions de personnes. Mais combien sont actives ? Peu importe, pour un service lancé il y a à peine trois semaines et bloqué pendant de très longs jours qui plus est, la performance est réelle et à souligner.

Sans jeu – ce qui est un plus pour beaucoup d’utilisateurs – sans sondage à la noix, sans publicité, sobre, rapide, doté d’un système de notifications vraiment puissant et d’applications mobiles prometteuses, Google+ a tout pour plaire. En tout cas les geeks dans un premier temps.

A-t-il les moyens de voir plus loin et de toucher le grand public ? À mon avis oui, pour la simple et bonne raison que les internautes, spécialistes ou non, aiment le changement. Facebook est devenu pour beaucoup un véritable capharnaüm. Tout recommencer sur G+, proprement, est un « plus « non négligeable. Mais ce n’est que mon avis. Certains sont plutôt d’accord, d’autres annoncent d’ores et déjà un échec.

G+, une fusion entre Facebook et Twitter ?

De nombreux sites, dont PC INpact, ont opposé G+ à Facebook. La confrontation est réelle, mais néanmoins partielle. Si la présentation de G+  peut faire penser à Facebook – les comptes, le mur, les photos, etc. – c’est oublier un détail d’une importance immense : G+ est ouvert. En somme, vous pouvez suivre sur G+ les messages publiés par l’équipe de PC INpact comme bon vous semble, sans pour autant qu’ils ne deviennent vos « amis » comme sur Facebook. Ici, Google+ est donc plutôt un concurrent de Twitter. Sans cette fichue limite de 140 caractères.

Outre Facebook, Google est donc un danger pour Twitter. Très pratique dans certaines situations, notamment pour tout ce qui est « évènement en direct », Twitter est une catastrophe dès lors que l’on souhaite discuter et débattre convenablement. Sur G+, de nombreux débats ont déjà éclaté, même si beaucoup se sentent encore un peu à l’étroit du fait de la fermeture du réseau.

Certains débats ont même généré tellement de messages que certains demandent déjà un système pour afficher autrement les commentaires. Les interactions semblent bizarrement plus importantes que sur Facebook et Twitter réunis. Avec une application mobile vraiment puissante, G+ a donc tout pour devenir un véritable concurrent de Twitter, et Facebook bien sûr.

Vers une orientation professionnelle ?

Mais Google+ va-t-il s’arrêter à Facebook et Twitter ? Pour l’instant, il est difficile de voir en G+ un concurrent de LinkedIn ou Viadeo par exemple. Mais sait-on jamais. Il suffirait que Google oriente son réseau en mettant en avant les compétences des membres. Et dès lors que le G+ est ouvert, les recruteurs comme les potentiels recrutés s’en donneront à cœur joie. Début juillet, Google a d’ailleurs officiellement annoncé que les pages destinées aux professionnels allaient arriver. Le géant de la recherche se contentera-t-il de pages Google+ améliorées et personnalisables (pour réaliser des « fans pages »), ou le service sera-t-il plus puissant ?

Google plus
Google+ semble pour le moment être un monde très masculin. Au point qu'a été créé le site Women of Google+.

Facebook, Twitter, LinkedIn. Ces trois sociétés sont, ou vont rentrer d’ici peu, en bourse. Et les sommes annoncées sont démentielles. Facebook pourrait atteindre les 100 milliards. Twitter se rapproche des 10 milliards. LinkedIn vaut aujourd’hui plus de 10 milliards.

Or imaginons que Google+ devienne un succès énorme et impacte directement ces trois réseaux sociaux, les internautes ne pouvant raisonnablement pas cumuler 36 réseaux sociaux différents. La bulle 2.0 que nous vivons en ce moment exploserait alors rapidement. Par la faute d’un survivant de la première bulle Internet qui plus est. Belle ironie.

Outre cette interrogation, qui aura de toute façon une réponse dans les mois à venir, nous pouvons surtout nous réjouir d’un éventuel succès de Google+. Pour la simple et bonne raison qu’une telle concurrence forcera les autres à réagir. Et l’internaute sera le grand gagnant de l’histoire.


PS : si vous voulez des invitations, n’hésitez pas à demander en publiant votre adresse email dans les commentaires, si possible en la découpant (ou via toute autre astuce) afin d’éviter les spams.
Publiée le 16/07/2011 à 08:00
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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