L'ICANN autorise les extensions au nom des entreprises

Bientôt un .pcinpact ? 140
L’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (Icann), l’organisme chargé de réguler les attributions des noms de domaine, vient de frapper un grand coup lors de sa 41ème réunion à Singapour. Après avoir autorisé il y a quelques années les noms de domaine avec des lettres autres que celles de l’alphabet latin, voilà que les extensions génériques (gTLD) seront ouvertes l’an prochain aux entreprises et aux institutions.

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Après les .xxx, les .marques vont envahir le web l'an prochain

Aujourd’hui, les seules extensions existantes sont celles liées aux pays ou aux régions, (.fr, .be, .us, .de, .it, .es, .asian, etc.), et d’autres plus génériques (.com, .net, .org, .xxx, .info, .mobi, .biz, .pro, .tel, etc.). Désormais, sous couvert d’acception de l’Icann bien sûr, des entreprises, mais aussi des villes par exemple, pourront déposer leur extension.

Une longue procédure

Cela ne sera cependant pas gratuit (on parle de 185 000 dollars), et l’Icann ne donne que quelques jours pour déposer son dossier. En effet, la première salve sera organisée entre le 12 janvier et le 12 avril 2012. Ensuite, il faudra probablement patienter jusqu’en 2013, voire plus tard encore. Selon l’organisation, la procédure est de plus complexe et longue.

Ceux qui voudront une extension devront répondre à une cinquantaine de questions, et chaque question demandera une réponse de 2 ou 3 pages. Chaque dossier sera donc volumineux, et des experts seront chargés d’examiner chaque détail apprend-on.

Des extensions pour les gouverner tous

Plusieurs centaines d’extensions pourront donc dès l’an prochain rejoindre les près de 300 extensions existantes. Il est certain qu’un particulier lambda ne pourra pas s’amuser à déposer un dossier auprès de l’Icann. Ni même une petite entreprise d’ailleurs. Par contre, certaines grandes entreprises comme Google, Apple, Microsoft, Facebook, etc. n’hésiteront probablement pas à faire une demande. Tout comme certaines grandes villes du monde, de Los Angeles à Paris, en passant par Tokyo, Londres et Berlin.

Pour les entreprises, cela peut leur permettre de mieux gérer leurs différents noms de domaines, surtout pour les très grandes entreprises disposant de nombreuses filiales. Le détournement d’URL sera aussi plus complexe voire impossible.

Pour les municipalités, elles pourront l’utiliser pour leurs propres services bien sûr, mais aussi réserver des noms pour les entreprises dont le siège social est présent sur leur territoire. La Silicon Valley pourrait par exemple exploiter sa situation.

Impossible de prédire le nombre de futures extensions

icannSelon Rod Beckstrom, le président de l’Icann, il est impossible aujourd’hui de prédire combien de dossiers seront déposés au cours des deux prochains mois, et donc combien de nouvelles extensions seront visibles l’an prochain.

D’après The Telegraph, les sociétés japonaises Canon et Hitachi ainsi que l’UNICEF ont déjà montré leur intérêt pour obtenir leur propre extension.

Le .com a été lancé il y a 26 ans maintenant, et la nouvelle du jour est le fruit d’une négociation qui a commencé il y a déjà six ans. Le vote au sein de l’Icann a été voté à la quasi-unanimité (1 vote contre, et 1 vote neutre).
Publiée le 20/06/2011 à 15:24 - Source : Merci aux INpactiens
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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