Édito : le couple Wintel, et les problèmes physiques des geeks

Non, on ne parle pas de p0rn ici 111
Cette semaine, les deux sujets abordés sont : le couple Wintel, et les problèmes physiques rencontrés par les geeks et des informaticiens.

Windows et Intel dans la tourmente ?

Pour ASUS, l’ère du duo Wintel appartient au passé. Il faut dire que ARM compte capter la moitié du marché mobile (au sens large) en 2015, et que du côté des OS mobiles, Windows est à la traîne. Vit-on une période historique ?

Avec Windows 8, Microsoft n'a pas le droit à l'échec

 Le secteur de l’informatique, s’il peut paraître concurrentiel, est pourtant très statique. AMD n’a jamais réussi à réellement bousculer Intel, hormis dans certains marchés bien précis. Microsoft n’a jamais été inquiété dans le secteur des OS (hormis encore dans certains marchés bien précis). Sa suite bureautique n'a pas non plus été inquiétée jusqu'à ce jour d'ailleurs. Et bien d’autres marchés sont dans une situation similaire. ASUS lui-même domine le marché des cartes mères depuis un temps désormais lointain. Même constat concernant HP et les imprimantes par exemple. Bref, les leaders savent protéger leur place. Les méthodes utilisées sont parfois illégales, mais là n’est pas le sujet.

Deux secteurs semblent cependant chambouler cette situation : Internet et la mobilité. Concernant la concurrence sur Internet, Microsoft est particulièrement au courant, tant son navigateur perd des parts de marché mois après mois depuis des années maintenant. Google est certes l’exemple type du mastodonte indéboulonnable, mais il est en quelque sorte l’exception qui confirme la règle. Sur Internet, il n’est pas rare que les géants d’hier deviennent les « nains » d’aujourd’hui ou de demain. Internet Explorer, AOL, MySpace sont de bons exemples internationaux. En France, on pourrait citer Voila, Multimania, Caramail ou même Skyblog. Les trois premiers ne diront rien aux nouveaux internautes. Mais les anciens comprendront.

Il est certain que sur Internet, rester sur ses acquis est signe d’arrêt de mort. Il faut évoluer, et ceci constamment. Cette philosophie semble être celle du secteur mobile. S’il y a bien un marché vivant aujourd’hui, c’est bien celui-ci. Qui suivrait une marque qui ne ferait pas évoluer convenablement et régulièrement son OS ? Pas grand monde. D’ailleurs, RIM et Nokia ont connu des périodes difficiles pour cette raison. Et ne parlons pas de Palm. Ni de Microsoft...

Côté matériel dans le secteur mobile, la situation est similaire. ARM, via tous ses partenaires (NVIDIA, Apple, Samsung, Qualcomm et Texas Instruments), assure un renouvellement très régulier de sa technologie. Certains noteront que les marchés des CPU et des Cartes Vidéo sont dans la même situation depuis des dizaines d’années. S’il est vrai que les nouveautés sont abondantes dans ces secteurs, plus encore du côté des GPU, on ne peut s’empêcher de penser que les fabricants redoublent aujourd’hui d’ingéniosité afin de faire rentrer un maximum de puissance dans un téléphone. Aujourd’hui, ces derniers sont plus puissants que les ordinateurs de bureau que l’on pouvait acheter il y a encore quelques années. C'est dire l'évolution et l'effort de miniaturisation.

Face à cette nouvelle vague, Intel et Microsoft sont donc en perte de terrain. Et quand on sait que les ventes de smartphones ont désormais surpassé celles des ordinateurs, on comprend mieux alors la réflexion d’ASUS. Et ce n’est pas l’essor des tablettes, où le duo Wintel est aussi peu présent, qui contredira ASUS.

Attention cependant, Intel comme Microsoft ne comptent pas se laisser écraser pour autant. Néanmoins, le retard pris est-il rattrapable ? Nous avons déjà vu dans le passé Microsoft réagir et capter une part énorme de marché. Par exemple lorsque Netscape dominait les navigateurs dans les années 90, ou quand Linux équipait la plupart des netbooks à leurs débuts. Mais comment croire que Windows Phone 7 ou encore Windows 8 rattraperont Android, iOS, BlackBerry OS et les autres concurrents ?

Du côté d’Intel, la situation est plus compliquée. On sait l’Américain capable de tout (son budget R&D est loin d'être faible...), mais ARM n’est pas sans ambition, au point de tenter de convaincre AMD d’abandonner le x86, ce qui serait là aussi historique. Comme dit plus haut, les partenaires d’ARM ne sont pas n’importe qui, et s’ils sont tous clients ou partenaires d’Intel dans le secteur des PC traditionnels, concernant le marché mobile (smartphones et tablettes), ils sont tous du côté ARM de la force.

Un sondage sur le sujet de notre David national serait intéressant, mais en attendant, vous pouvez toujours répondre dans les commentaires à la question suivante : pensez-vous Microsoft, Intel, ou les deux, capables de dominer dans le futur le secteur mobile, si important aujourd’hui (et plus encore demain) ?


Les gros maux des geeks

Voilà un sujet rarement abordé, et qui pourtant touche une partie non négligeable de toute personne restant vissée sur son siège face à son ordinateur. Les plombiers ont leurs légendaires problèmes aux genoux (du fait de leur position), certains joueurs de tennis ont leur épaule en vrac (à cause des services) et les musiciens souffrent parfois des doigts.

Et nous ? On retrouve bien sûr les problèmes aux doigts et surtout au poignet, lié au (mauvais) maintien de la souris. Il y a aussi évidemment les problèmes de dos, qui ne touchent d’ailleurs pas que les geeks. On le sait, disposer d’un bon siège, être dans une bonne position (dos, bras et donc mains) et bien positionner son clavier et sa souris est tout bonnement indispensable si l’on souhaite s’éviter de nombreux désagréments et ne pas rendre visite régulièrement chez des spécialistes.

Le sujet étant peu développé, mes recherches sur le sujet n’ont pas mené à grand-chose. J’ai ainsi pu référencer comme « maux de geek » les problèmes suivants :
  • dos
  • poignet
  • mains/doigt (douleurs, fourmillements)
  • durcissement de la peau (même à des endroits très localisés)
  • kyste (à divers endroits)
  • crampes (importantes et répétées)
  • bougeotte d’une jambe (gauche ou droite)
  • sautillement de la paupière (à l’insu de la personne bien sûr)
  • etc.
Bien entendu, les maux varient selon les activités. Par exemple, les programmeurs, qui tapent souvent sur la touche entrée, ont parfois des problèmes au petit doigt de la main droite (pour ceux utilisant le petit doigt pour appuyer sur entrée évidemment). Les joueurs auront des problèmes différents selon les manettes qu’ils manipulent. Etc, etc.

Mettons de côté les problèmes de sommeil, même si vous pouvez aussi en parler dans les commentaires. Il me semble néanmoins intéressant de partager ces petits (et parfois gros) problèmes, tant ils doivent toucher un nombre élevé d’entre vous. N’hésitez évidemment pas à donner vos conseils, que ce soit lors de l’utilisation de la machine (inclinaison du clavier, siège, etc.) ou en-dehors (exercices indispensables, etc.).
Publiée le 18/06/2011 à 10:00
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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