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+15% de perception pour les producteurs de musique indépendants

Sans Hadopi, ou presque

La SPPF vient d’annoncer son bilan d’activité 2010. Le représentant des producteurs indépendants de la musique se félicite d’une hausse de 15% de ses revenus perçus, à 22,8 millions d’euros. Mais la société civile des producteurs de phonogrammes en France relativise l’embellie : « Si les droits voisins représentent aujourd’hui 16 % des revenus issus des ventes physiques et numériques, leur croissance s’inscrit néanmoins dans un contexte de chute continue des revenus des producteurs de musique depuis 2003 (- 60 %) ».

Près de 10% de coût de gestion

Néanmoins, la SPPF a réparti 19,6 M€ contre 16,6 M€ en 2009, soit 18 % d’augmentation « avec un coût net de gestion de 9,8 % (ratio charges / perceptions), contre 10,9 % en 2009, la SPPF a maîtrisé ses dépenses et a maintenu une qualité de service à un coût raisonnable » soutient-elle.

Dans son communiqué, la SPPF ne dit rien d’Hadopi. Difficile en effet de trouver un effet vertueux à l’industrialisation de la menace, les premiers mails ayant été envoyé en octobre 2010.

L'un de ses sujets d’inquiétude : « la mise en place progressive des nouveaux barèmes dans les lieux sonorisés et les bars d’ambiance musicale a déclenché, ici et là, des réactions négatives, allant même jusqu’à des consignes de boycott, heureusement peu suivies d’effets jusqu’à présent ».

Trop d'actions contre les décisions Copie Privée


Mais il n'est pas le seul. La SPPF s’émeut encore de la situation en matière de copie privée : « les recours systématiques formulés par les industriels et fabricants de supports vierges et de capacités de mémoire à l’encontre des décisions de la Commission de la Copie Privée constituent une menace sur la perception de cette rémunération, alors même qu’elle bénéficie d’un large consensus auprès des consommateurs » assure la SPPF.

Le représentant des producteurs indépendants se contente donc de fustiger simplement le nombre de ces recours. Il ne dit mot sur la cause de ces recours, comme cette menace venant de la CJUE. Une menace sérieuse pour ceux qui profitent de la manne et qui risque d’aboutir à l’exemption des supports achetés par tous les professionnels français, et plus seulement les ayants droits.



Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 14/06/2011 à 11:59

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