Mise à jour 30 mai 2011
Trois administrateurs de Liberty Land ont été finalement mis en examen pour « contrefaçon en bande organisée ». Chacun risque cinq ans de prison et 500 000 euros d’amende. Selon les propos de la gendarmerie à l’AFP, ils hébergeaient le site au Canada « et un nombre important de barrières avait été mis en place pour préserver leur anonymat ». Chez 01net, l’ALPA donne de nouveaux chiffres : 51 000 films, 81 000 séries et 25 000 documentaires étaient liés sur le site. La SACEM nous a estimé le nombre d’album de musique à 30 000 unités.
Première diffusion 26 mai 2011
Contactée, la SACEM nous a confirmé l’opération menée ce mardi à l’encontre de Liberty Land, révélée par Zataz. « Dans ce dossier, nous travaillons main dans la main avec l’ALPA » nous indique la SACEM.
« Le site, tel qu’il est, date de 2010 ». La dénonciation de Liberty Land par l’ALPA et la SACEM ne date pas d’hier. « Nous, on fait notre travail, on propose des informations aux forces de police, les magistrats, indépendants, font ce qu’ils veulent ensuite ». L'opération a débuté ce mardi 24 mai.
Toujours selon les premiers éléments, le site profitait d’une rémunération par bandeaux publicitaires versée sur des comptes offshore. Dans quel pays exactement ? « L’instruction est en cours ». Cinq personnes ont été déférées devant le juge d’instruction aujourd’hui à 16h.
On nous confirme le chiffre de 800 000 personnes inscrites. « Cet annuaire de liens avait pas mal de succès ». Ces personnes inscrites doivent-elles être inquiétées ? « Il y a une plainte déposée. Point stop. Je ne peux pas vous dire plus : nous avons donné l’information à un magistrat, lequel prendra les dispositions qu’il estime adéquates. »
Selon les premiers éléments, 100 000 films et séries, mais également 30 000 albums de musiques étaient proposés par Liberty-Land sous forme de liens. Cet annuaire accumulait des liens vers des contenus hébergés chez Megaupload, Rapidshare, etc.
Nos correspondants nous confirment que des études sont menées pour traiter le cas de ces espaces considérés comme des stocks importants de contenus contrefaisants. Un article de la loi HADOPI permet en théorie leur blocage dans les mains des FAI par exemple mais sous des conditions drastiques. De plus, une affaire Sabam-Scarlet devant la CJUE risque de rendre davantage complexe cette possibilité. En attendant, les plateformes se rabattent donc sur ces sites de liens. « On essaye d’être le plus efficace. »
Sacem-Alpa vs Liberty land : trois personnes mises en examen (MàJ)
Et quid des 800 000 autres ?
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Publiée le 30/05/2011 à 16:36
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