S'identifier / Créer un compte
  • Actualités
  • Dossiers
  • Tests
  • Commentaires
  • INpactiens
Publicité

Achats In-App : une class action contre Apple aux États-Unis

La simplicité de dépenser beaucoup en peu de temps

L’App Store est la boutique officielle des applications à laquelle on accède depuis les iPhone, iPad et iPod Touch. Lancée avec la version 2.0 d’iOS, elle est rapidement devenue incontournable tant par le nombre de produits que l’on y trouve (plusieurs centaines de milliers) que par la présence de tous les éditeurs principaux, même parmi les plus gros (Microsoft, Adobe, etc.). Mais une fonctionnalité bien particulière arrivée avec iOS 3.0 crée des remous : In-App.

smurf

Alimenter facilement les applications en contenu

Annoncée en grande pompe par Apple, cette fonctionnalité essentielle permet d’acheter du contenu pour les applications sans devoir installer une nouvelle version de celle-ci. Cas évident : une application de journal en ligne peut « avaler » du contenu, et un système d’abonnement permet même d’automatiser tout cela. Pour acheter du contenu In-App, c’est très simple : l’application propose un contenu payant, qu’on valide en utilisant le mot de passe iTunes habituel. C’est cette simplicité qui cause des problèmes.

Une class-action vient de démarrer aux États-Unis : en cible : la trop grande simplicité d’utilisation d’In-App qui reprend le même concept qu’iTunes pour la gestion du mot de passe. En effet, quand cette protection a été franchie à un moment donnée, elle n’apparaît plus pour les 15 minutes suivantes. Apple est parti du principe que le téléphone ne changeait pas de mains si souvent et ne voulait sans doute pas que la demande de mot de passe se répète trop souvent. Mais quand on a des enfants et que les jeux utilisent In-App, rien ne va plus.

Trop facilement ?

C’est ainsi que l’on trouve des cas où des parents ont reçu des factures de plusieurs centaines de dollars suite à l’utilisation par leurs enfants d’un iDevice. On trouve en effet un nombre croissant de jeux basés sur le Village des Schtroumpfs (freemium) : le jeu est gratuit, mais pousse à la consommation en proposant sans cesse d’accélérer ce que l’on y fait en achetant un contenu spécifique. La combinaison de ces jeux avec l’utilisation par les enfants peut créer des catastrophes budgétaires, car il suffit que l’appareil soit manipulé dans les 15 minutes qui suivent un précédent achat. Ou que l’enfant connaisse le mot de passe. On peut voir ainsi un listing dans la plainte américaine montrant un débit de 1400 dollars pour le jeu des Schtroumpfs. Et bien entendu, Apple touche 30 % de chaque achat In-App réalisé.

Depuis le lancement de la version 4.3 d’iOS, deux changements importants ont eu lieu. Premièrement, on peut bloquer l’ensemble des paiements In-App afin que les applications ne puissent en aucun cas déboucher sur un contenu additionnel. En outre, les paiements demandent systématiquement le mot de passe pour être validés, y compris durant les 15 minutes suivant un précédent achat, et quel que soit le nombre de validations à faire. Mais cette mise à jour 4.3 n'est pas forcément installée partout.

« Apple supervise et contrôle le fonctionnement et les opérations des applications qu’elle vend »

Mais le mal est fait, et les plaignants demandent le remboursement des frais engrangés par cette utilisation qui n’aurait selon eux jamais dû être possible, ainsi que ceux liés à la procédure, et des dommages et intérêts. Apple est notamment accusée d’avoir favorisé ce terrain :

« De tels jeux sont conçus pour induire des achats. Les jeux sont hautement addictifs, conçus expressément dans ce but, et ont tendance à inciter les enfants qui y jouent à acheter de grosses quantités de Game Currency (NDLR, monnaie du jeu), ce qui peut représenter 100 dollars ou plus en un seul achat ».

Et plus directement contre Apple :

« Apple supervise et contrôle le fonctionnement et les opérations des applications qu’elle vend » avant de préciser que la vente « de l’App ou de la monnaie du jeu est une transaction qui s’établit directement entre Apple et l’utilisateur »

Tandis que la class action démarre aux États-Unis, il faut signaler que nos voisins d’outre-Atlantique ne sont pas les seuls à être confrontés au problème. Nous publierons ainsi prochainement le témoignage d’un Français ayant eu affaire à ce souci, les achats In-App ayant entrainé un surplus de 500 euros sur sa facture.
Source : Multiple
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

Google+

Publiée le 18/04/2011 à 17:54

Soutenez l'indépendance de Next INpact en devenant Premium

  • Tout le contenu de Next INpact sans pub
  • Et bien plus encore...
;