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Catastrophes au Japon : des conséquences pour les disques durs

Rien de dramatique pour le moment néanmoins

Si de nombreux produits informatiques sont fabriqués et/ou montés en Chine, à Taiwan, à Singapour, en Corée du Sud et dans quelques pays occidentaux, certains ont des pièces indispensables conçues au Japon. C’est notamment le cas des disques durs. Les leaders du marché ont beau être Américains (Western Digital et Seagate) et monter leurs produits sur leur sol, ils n’en sont pas moins dépendants de plusieurs pièces, parfois quasi exclusivement fabriquées au pays du soleil levant.

Le tremblement de terre, et/ou le tsunami ont ainsi plus ou moins touché les employés et les usines de Showa Denko, de Furukawa Electric et de Kobe Steel. Or les deux derniers nommés occupent l’intégralité du marché de substrat en aluminium destiné aux disques durs. Showa Denko, pour sa part, fabrique notamment des plateaux de disques durs et occupait il y a deux ans un quart du marché.

Disques durs substrat aluminium japon

Selon DigiTimes, le bilan actuel pour ces trois sociétés est le suivant :
  • Showa Denko : deux usines au Japon ont dû fermer leur porte, mais non seulement la société dispose d’usines à Singapour et à Taiwan, qui pourront compenser en partie la diminution de la production, mais les autres grands fabricants de disques durs n’ont pas de problème. Avec les stocks actuels, il ne devrait donc pas y avoir de rupture de stock.
  • Furukawa Denko (Electric) et Kobe Steel : leurs usines étaient toutes ou presque basées sur des zones touchés par les catastrophes. Ces sociétés ont donc toutes les deux ces derniers jours accusés une forte diminution de leur production.
Concernant ces deux dernières sociétés, DigiTimes n’est guère optimiste : « puisque leurs capacités de production sont toutes situées dans les zones sinistrées, si les deux fabricants continuent de stopper leurs activités, l'industrie du disque dur peut constater une pénurie de substrat. »

Cependant, comme le montre très bien cette page de Furukawa, les réparations des usines du district de Tohoku (qui compte notamment Fukushima) avancent très rapidement, et les employés n’ont pas été blessés et encore moins tués. La reprise normale de la production ne sera donc touchée au final que durant quelques semaines au maximum.

Disques durs production
Lieu de montage/production des disques durs et de leurs composants (Seagate et WD étant aux États-Unis, Toshiba au Japon et Samsung en Corée du Sud)

Le problème de l’énergie

Notez que d’autres sociétés japonaises spécialisées dans les composants de disques durs, TDK, Hoya, Nihon Densan et Konica Minolta par exemple, n’avaient pas d’usines dans les zones sinistrées. Elles ont certes été peu ou prou touchées par les problèmes énergétiques du pays, du fait de la chute de production des centrales nucléaires, mais nous n’avons ici cité que les sociétés et usines directement touchées par le tremblement de terre et le tsunami.

Le rationnement d’énergie, qui pourrait bien durer encore quelque temps, concerne et concernera bien entendu toutes les sociétés japonaises. Les conséquences sur la production sont cependant encore difficiles à évaluer, d’autant que nous ne savons pas encore quand ce rationnement prendra fin. Outre le tremblement de terre et le tsunami, l’énergie est donc un problème tout aussi important, si ce n’est plus au final…
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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Publiée le 21/03/2011 à 17:02

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