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EXI, le standard du W3C qui allège les communications XML

Faire autant avec moins, ou plus avec autant

W3CParmi la multitude de langages informatiques créés ces dernières années, le XML fait clairement partie des plus importants. Son influence est telle qu’il est à la base de nombreux autres formats qui sont devenus ou pas des standards, et on citera notamment OpenDocument, que l’on retrouve par défaut dans OpenOffice, LibreOffice, et même dans Office 2007/2010. Bien que sa présence ait surtout transformé le paysage du web, il a grandi pour toucher à de nombreuses formes de communication, et son dernier rejeton, l’EXI, le prouve une fois encore.

L'efficacité avant tout

EXI signifie « Efficient XML Interchange » et explique à peu près tout. Ce nouveau standard, dont les spécifications finales viennent d‘être publiées par le W3C, vise essentiellement les communications qui disposent d’une bande passante réduite, d’où le nom qui suggère des échanges XML « efficaces ».

Le but du XML est de décrire un contenu, ce qui permet de structurer un échange, une communication ou une page web. L’idée qui a servi à la base à créer EXI a été fournie par la société AgileDelta et se proposait de traduire sous forme de jetons l’ensemble des balises et tags présents dans un document XML. Les bénéfices sont une transmission plus rapide et un traitement plus rapide par la machine qui reçoit les fameux jetons, puisque la communication se fait en binaire.

Comprimer les redondances

EXI devrait notamment faire des merveilles dans les longs documents XML où les redondances sont légions. Car les spécifications décrivent comment un document XML « basique » peut être compressé. Bien entendu, différentes méthodes de compression existent déjà. Par exemple, la méthode zip est assez utilisée, mais pas seulement. Aussi, dans le cas de l’EXI, il fallait trouver une méthode plus adaptée.

Aussi le nouveau standard se réfère au schéma du document, autrement dit à sa structure. L’analyse repère les différentes éléments dans le document, les trie, compte les occurrences, les redondances et peut par exemple donner le même nom à des tags présents dans différents parents. La suppression de ces redondances permet de réduire de beaucoup la taille du document de départ. Mais si l’on parle effectivement de « documents », le terme reste générique, car ce n’est pas forcément dans le domaine du web que l’EXI sera le plus utile.

De multiples champs d'utilisation

Réduire la taille des données, c’est en transmettre une plus grande quantité à bande passante égale, ou en transmettre autant à bande passante plus réduite : la définition même de l’efficacité. Le web ne fait pas forcément partie de tels cas de figure, car les connexions sont souvent largement suffisantes pour donner des conditions d’utilisation convenable.

Mais le web n’est qu’une fraction du monde connecté. Comme la réflexion sur la transition d’IPv4 vers IPv6, il existe des millions d’équipements faisant partie de réseaux divers, reliés ou non à Internet. Les systèmes bancaires, les distributeurs de monnaie, la bourse : ces applications demandent des performances élevées et des transactions rapides. John Schneider, directeur technique d’AgileDelta et principal rédacteur de la norme pour le W3C, indique ainsi que certains clients ont pu multiplier par 100 leurs performances. Et de citer les réseaux de capteurs, les avions, les voitures et… les terminaux mobiles.

Ces derniers peuvent recevoir un impact particulièrement positif de l’EXI. Sans parler encore une fois de la navigation proprement dite, de très nombreux appareils mobiles pourraient profiter d’un flux de communication réduit et pourtant équivalent à une connexion plus rapide.

Une intégration à la vie courante qui reste à faire

En tant que telle, la norme EXI peut être implémentée librement. De nombreux tests sont en cours, notamment chez Siemens et Fujitsu. Techniquement, si l’EXI était intégrée dans un nombre suffisant d’appareils, à communications égales les flux de données en seraient réduits. Mais il faut garder à l’esprit que la finalité de ce format est de transmettre des données binaires. Cela signifie une forme qui, de base, n’est pas adaptée à des navigateurs, mais également que des puces dédiées pourraient très bien être mises en place pour accélérer la compression, jugée plus efficace mais également plus couteuse en calcul car plus complexe.

Dans un monde où la quantité de données à transmettre ne fait que grimper, l’EXI devrait rencontrer un beau succès, mais de manière assez discrète pour l’utilisateur final. Le domaine des sciences notamment devrait être largement bénéficiaire, et ce n’est pas un hasard si de nombreux acteurs de poids ont soutenu la création de ce standard : Adobe, AgileDelta, BEA, Boeing, Canon, Chevron, DataPower, Expway, France Telecom, Fujitsu, High Performance Technologies, IBM, Intel, KDDI, MITRE, Objective Systems, Oracle, OSS Nokalva, Nokia, Siemens, l’université de Stanford, Tarari, l’université d’Helsinki et le consortium Web3D.

Source : W3C
Vincent Hermann

Rédacteur/journaliste spécialisé dans le logiciel et en particulier les systèmes d'exploitation. Ne se déplace jamais sans son épée.

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Publiée le 16/03/2011 à 17:14

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