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Sarkozy ne veut ni "brider" ni "réguler" mais "civiliser" Internet

Un colon et son examen devant le monde de la Culture

Lors de ses vœux au monde de la Culture, Nicolas Sarkozy a opté pour le régime minimal. Il a certes souhaité un G20 du droit d’auteur, encore flou. Mais il n’a pas nommé « Hadopi » et a totalement oublié de citer les conclusions de la mission Hoog qui vient pourtant de les rendre, à la grande surprise de plusieurs participants.

Sur ce fameux G20 du droit d’auteur, il souhaite qu’il soit organisé avec le G20 à Cannes organisé en septembre : « un sommet des pays du G20 sur la question des droits d'auteur pour que nous essayions d'avancer ensemble, pas les uns contre les autres (mais) les uns avec les autres ». À Deauville, le G8 abordera déjà ces questions entre plusieurs chefs d’État et sans doute en présence de la Hadopi (voir la non-réponse de Marie-Françoise Marais).

« On ne peut pas d'un côté consommer comme jamais des images, de la musique, des auteurs, de la création et ne pas assurer le respect du droit de propriété de celui qui a mis toute son émotion, tout son talent et toute sa créativité » a expliqué Sarkozy dans son style habituel. « C'est un sujet qui est beaucoup plus important que le seul sujet économique, parce que le jour où on ne rémunère plus la création, on tue la création ».

« Nous allons mettre sur la table une question centrale, celle de l'internet civilisé, je ne dis pas de l'internet régulé, je dis de l'internet civilisé ».

Cette notion d’internet civilisé s’est retrouvée dans la bouche des grands penseurs du web de la majorité : Franck Riester (à propos du rapport pro ACTA de Murielle Gallo ou de l’éthique des TIC), Nadine Morano, Christine Albanel, ou l'inoubliable Muriel Marland Militello.

Fait intéressant : aujourd'hui Sarkozy préfère « civiliser » que « réguler ». Mais la semaine dernière, il préférait « réguler » plutôt que « brider ». :  « il ne s'agit pas de brider la liberté d'internet, les conditions de son développement, il ne s'agit pas de reprocher aux Américains d'avoir pris des positions considérables en la matière, mais au contraire de voir comment on peut réguler la cité virtuelle sans nier que l'internet est une chance. » On appréciera le glissement sémantique dans les éléments de langage de la maison Élysée.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 19/01/2011 à 17:27

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