Internet dans le TGV : PC INpact en direct entre Paris et Nancy

Du haut débit à 320 Km/h 150
L’accès internet dans le TGV sera une réalité dès le 1er décembre, date de commercialisation de l’offre SNCF sur le réseau TGV Est. Nous sommes actuellement dans une rame roulant à 240 Km/h et voilà les premières informations de cette formule.

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Différentes formules

Quels tarifs ? L’accès internet sera proposé selon une formule à l’heure, 4,99 euros. L’internaute pourra aussi opter pour un accès sur toute la durée du voyage pour 9,99 euros. Outre l’accès web, chaque rame possède un serveur avec du contenu multimédia. Des services d’informations seront gratuits. Mais le voyageur pourra aussi opter pour des packs dédiés à l’enseignement, à la culture (films, concerts) ou des cours proposés de 0,49 euro à 5,39 euros.

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Le voyageur pourra par exemple visionner des films (sans payer l’accès internet) pour 4,99 euros par film récent ou 3,99 euros pour des films « classiques ». Comme films récents, la SNCF annonce Camping 2, l’Autre Monde, GhostWriter… parmi les films thématiques, les Tontons Flingueurs, la Gloire de Mon Père, le Grand Restaurant.

Des concerts seront également disponibles pour 4,99 euros, encore, l’unité. Outre ces programmes audiovisuels, une « KidBox » prévue pour les enfants jusqu’à 12 ans proposera jeux, documentaires et dessins animés… Une formule proposée 5,49 euros.

Enfin, des cours informatiques (Microsoft Office essentiellement) à 1,49 euro, des cours de langues (de 35 à 46 minutes) en anglais, espagnol, allemand. S’ajoutent des cours de cuisines ou des cours pour les plus jeunes.

Du flash, donc pas d’iPhone ou d’iPad

Les modules multimédia exigent la prise en charge de Flash. Les produits mobile Apple sont donc exclus ou plus exactement, ils ne pourront que profiter d’Internet ou des informations voyageurs diffusées gratuitement sur la page d’accueil du service.

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Paiement par CB ou par carte prépayée

Le paiement de l’accès se fera par CB en ligne depuis son ordinateur chez soi ou dans le train directement. On pourra également opter pour une carte prépayée de 5 ou 10 euros vendue en voiture bar (ou dans les relais H du réseau Est). Ces sommes entreront alors dans un portefeuille virtuel qu’on pourra consommer par la suite. « La carte sera décrémentée au fur et à mesure des usages » nous précise la SNCF. Il n’est pas encore possible d’acheter ces « pass » lors de l’achat de billet. Pour accéder à Internet, il suffira de se connecter sur http://boxtgv.net et créditer son compte.

350 000 euros par rame

BoxTGV sera lancé de manière progressive à partir du 1er décembre jusqu’aux vacances de Noël. 12 millions de voyageurs utilisent le réseau Est. Il y aura des mesures de satisfactions des clients de manière régulière pour permettre à la SCNF d’obtenir des retours qualité. Cette étape durera un an. Le seuil de chiffre d’affaires qui permettra de valider ces tests ne nous a pas été communiqué. « On veut mesurer l’appétit des clients » nous indiquera la SNCF. « Notre objectif, c’est de tester sur cet ensemble de rame l’appétit des clients, pour faciliter leur voyage. En fonction des résultats, on verra si on généralise. Pour le moment nous n’avons pas de prévisions. On décidera le cas échéant de déployer » nous explique Barbara Dalibard.

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Le projet aura mis près de trois ans à être mis en œuvre. Il a sollicité la contribution d’Alstom, Eutelsat et Orange. « Techniquement très complexe à être mis en œuvre et un coût assez important : 350 000 euros pour mettre en place l’infrastructure pour capter le satellite ». Une antenne satellite est placée sur chaque TGV et c’est elle qui distribue l’accès internet dans chaque voiture. Le module internet a exigé l’immobilisation de rames commerciales, incluant le démontage des faux plafonds, la mise en place d’un serveur, etc.

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Ces contraintes de mise en place explique pourquoi le service a été déployé prioritairement sur le réseau TGV Est qui ne comprend « que » 52 rames. Sur l’axe Paris-Lyon par exemple, il n’aurait pas été possible d’équiper toutes les rames, mais seulement certaines d’entres elles.

Volumétrie de 20% de clients connectés par rame

Précisions : dans les tunnels, il n’y a pas de couverture, car il faut des câbles rayonnants pour assurer la connexion. Toutefois des astuces techniques ont été trouvées pour pallier ces risques (nous reviendrons sur la partie purement technique). Les films, jeux, cours, etc. sont hébergés à bord, et ne sont donc pas sensibles à ce risque de déconnexions.

Le service actif a été mis en place avec une volumétrie de 20% des clients qui communiquent dans chacune des voitures.

Les antennes satellite sont au-dessus du toit du train, permettant à la rame d’être indépendante de toutes les infrastructures réseaux externes. La vitesse de connexion théorique est de 2 Mb/s en download et 512 Kb/s par rame. Autant dire que la ressource est rare et que les sessions seront davantage orientées vers la gestion des emails ou la consommation de contenus « passifs ». D’ailleurs, il ne nous a pas été possible de nous connecter durant une bonne partie du trajet, tous les journalistes à bord utilisant la bande passante, les ressources disponibles ont été « étouffées ». Toutefois la situation était « hors norme ».

Bonne nouvelle : il n’y a pas de filtrage particulier. Tous les services, protocoles, etc. sont ouverts : Skype, P2P, ou autre. Nous fournirons des détails techniques dans une prochaine actualité.

Publiée le 26/11/2010 à 14:24
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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