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La Carte Musique Jeune « pourrait ne pas voir le jour du tout »

Projet mort-né

Dans une interview à Owni, Jean Marc Plueger, PDG de Jiwa.fr revient sur la fermeture de cette plateforme de streaming. A cette occasion, il en dit aussi un peu plus sur l’évolution de la carte musique jeune (CMJ) voulue par Nicolas Sarkozy, mais dont l’avenir semble chaque jour un peu plus sombre.

rapport zelnick carte musique jeune

Cette carte est l’une des pierres angulaires du rapport Zelnick, dit « Hadopi 3 ». Censée (re)lancer l’appétit des consommateurs pour l’offre légale, la CMJ veut permettre « aux jeunes » d’acheter de la musique en ligne, après un coup de pouce financier de 50% de l’Etat.

Alors qu’elle devait être lancée pour la fête de la musique, le 21 juin 2010, elle était finalement reportée à la rentrée de septembre. Mais selon Jean Marc Plueger, c’est aujourd’hui l’existence même de la carte qui est remise en cause ;
« En début d’année, les pouvoirs publics ont fait un ensemble de promesses pour aider les sociétés du secteur. On y croyait vraiment en janvier. Mais elles se sont toutes dégonflées comme des baudruches. Par exemple la Carte Musique Jeunes annoncée par Nicolas Sarkozy en janvier et qui devait être prête pour la Fête de la musique en juin. On y a passé des dizaines d’heures, un nombre de réunions incalculables, pour finalement nous expliquer un dispositif qui était une vraie usine à gaz. Et qui ne correspondait vraiment pas au mode de consommation de la musique en ligne aujourd’hui. On nous a annoncé que ça devait arriver le 21 juin, puis que c’était repoussé en septembre, et aujourd’hui que ça pourrait ne pas voir le jour du tout. On y a perdu pas mal de temps et d’énergie ».
Selon les derniers chiffres fournis, l’aide publique serait plafonnée à 25 millions d'euros par an sur trois ans, soit 75 millions au total (et autant dépensé par les consommateurs). Mais pour éviter qu’une offre accapare toutes les aides, il est prévu que la subvention soit plafonnée à hauteur de 5 millions par plateforme, rendant du coup nettement plus complexe la mesure, laquelle peut jouer les trouble-fêtes sur le marché concurrentiel.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 05/08/2010 à 11:59

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