La presse quotidienne nationale veut créer un kiosque concurrent à Google News

La PQ a la N 57
Le quotidien Les Échos a relayé ce matin un communiqué du SPQN (Syndicat de la Presse Quotidienne Nationale) où les principaux journaux du pays expriment leur volonté de créer un concurrent de Google News.

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Google News : le site à abattre

Ces dernières années plusieurs patrons de presse, en France et à travers le monde, avaient exprimé leur mécontentement. Ils n'apprécient pas de voir Google News utiliser le fruit du travail de leurs journalistes, gagner de l'argent avec, mais ne proposer en guise de compensation "que" du trafic redirigé vers leurs sites. Les agences de presse avaient même réussi à obtenir une rémunération, mais les journaux avaient fait chou blanc...

Plutôt que de continuer à tenter de convaincre Google (qui leur avait pourtant gentiment offert de les désindexer du moteur s'il ne leur plaisait pas), et sans passer à un modèle totalement payant dont le succès n'est pas encore prouvé, la presse nationale française a décidé de créer elle même un concurrent au géant américain.

Un Google News à la française, c'est à dire... subventionné ?

La PQN (Presse Quotidienne Nationale) veut la création « avant fin 2010 d'un moteur de recherche de référence sur l'actualité » et d'une « offre de bouquets payants multi-marques de presse. [...] La monétisation des contenus Web, menée de concert avec différentes familles de presse, sera au cœur des priorités ». En résumé, elle veut faire un clone de Google News, jusqu'à la possibilité d'acheter des articles payants, ce que Google devrait également proposer avant la fin de l'année.

Sauf qu'en se séparant d'un intermédiaire, les journaux français espèrent bien pouvoir imposer leurs conditions, qui leur seraient évidemment plus favorables.

Selon Les Échos, ce communiqué fait suite à l'Assemblée Générale du SPQN de lundi, à laquelle Nathalie Kosciusko-Morizet (secrétaire d'État chargée de la prospective et du développement de l'économie numérique), Marc Feuillée (président du Syndicat de la Presse Magazine) et François d'Orcival (président du Syndicat professionnel de la presse magazine et d'opinion) assistaient.

Une aide de l'État et une participation des magazines à la plateforme n'est donc pas à exclure. Parmi les presque 420 millions d'euros de subsides directs accordés à la presse écrite dans la loi de finance de 2010, 93 millions sont destinés aux « aides à la modernisation ». De quoi trouver quelques euros pour financer ce concurrent à la pieuvre Google.
Publiée le 21/07/2010 à 16:53
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