Anonymat : Bernard Montiel, le sénateur Masson, Rupert et Twitter

Un contre tous, tous contre un 86
Hier, l’animateur Bernard Montiel a réagi sur Canal+ au Grand journal pour dénoncer la rumeur venue du web annonçant sa mort, sur Twitter. Une nouvelle qui fut évidemment traumatisante pour sa famille, ses proches. « Je veux bien qu’on raconte n’importe quoi, on a tous une grande liberté, nous sommes en démocratie, etc. mais du coup ça me donne envie de rejoindre ce sénateur Masson, qui est pourtant très mauvais, très nul ».

Montiel qui se dit « vrai internaute » est en principe contre la levée de l’anonymat, sauf dans certaines fois : « il faut que le mec qui ose dire cela, il signe. Moi je n’ai jamais eu peur de dire ce que je pensais, d’ailleurs ça m’a couté mon éviction de TF1. Il faut assumer ce qu’on dit, ce qu’on fait. » (ce qui n'est pas faux).

L’animateur se réserve évidemment le droit de poursuivre celui ou celle qui fut à l’origine de cette fausse annonce. Et se demande par ailleurs s’il n’y a pas une cause à effet, une sorte de complot : « il y a effectivement un mois, moi-même j’ai attaqué Facebook pour faire retirer trois faux sites officiels Bernard Montiel. Bon, il y a peut-être une cause à effet parce que c’est le même groupe avec Twitter, à Rupert Murdoch. Est-ce que c’est ça, Je ne sais pas, ils vont se venger ? »

Facebook -> Rupert Murdoch -> Twitter -> Bernard Montiel. Un curieux scénario, d’autant plus que Murdoch n’a rien à voir avec les deux réseaux-sociaux (il semble avoir confondu avec MySpace). « Je serai d’accord pour lever l’anonymat sur les bloggeurs sur internet quand ils osent dire des trucs pareils qui portent préjudice ». Le sénateur Masson a trouvé ainsi son premier soutien, mais pas sûr que cela soit suffisant pour faire passer son texte.
Publiée le 10/06/2010 à 15:47
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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