Google répond aux « CNIL » sur la protection de la vie privée

Des données personnelles un peu trop publiques ? 41
En avril, dix autorités gardiennes des données personnelles – dont la CNIL française – ont adressé une lettre à Google et ses confrères pour leur rappeler « qu’ils doivent respecter les lois dans chacun des pays où ils déploient des produits et services en ligne ». Google avait attiré leur attention après le fiasco de Buzz de février.

Le géant de l'Internet leur répond maintenant, par un courrier de leurs conseillers en vie privée Jane Horvath et Peter Fleischer.

 

Ils rappellent les engagements de Google en matière de données personnelles :

« Chez Google, nous avons cinq principes pour le respect de la vie privée qui décrivent comment nous abordons les données de nos utilisateurs dans nos produits :
1. Utiliser ces informations pour fournir des produits et services utiles à nos utilisateurs
2. Développer des produits qui reflètent d'exigeants standards et pratiques de respect de la vie privée
3. Rendre la collecte de données personnelles transparente
4. Donner aux utilisateurs des choix significatifs pour protéger leurs vies privées
5. Organiser ces informations de manière responsable
».

Sur la base de ces principes Google rappelle les outils qu'elle a mis en place. Elle communique sur ses collectes de données dans le Centre de Confidentialité, ses blogs et autres vidéos. Elle nous permet de voir quelles données sont collectées dans le Dashboard, qui reçoit aujourd'hui 100 000 visites quotidiennes, et enfin a mis en place le Data Liberation Front, qui permet aux utilisateurs mécontents de récupérer leurs données et les transférer dans un produit concurrent.

En ce qui concerne Buzz, l'entreprise explique : « évidemment nous ne réussissons pas tout à 100 % - c'est pourquoi nous avons agi si vite pour Google Buzz suite aux retours de nos utilisateurs. Nous sommes également heureux qu'un certain nombre d'entre vous ont exprimé leurs satisfactions sur la rapidité avec laquelle nous avons répondu à ces inquiétudes ».

Les CNIL se satisferont-elles d'une telle explication ?
Publiée le 11/05/2010 à 10:12
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