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La transparence politique, un mouvement inéluctable avec le net

C'est clair, c'est net

La fameuse réunion à huis-clos de l’UMP, salle Colbert à l’Assemblée Nationale, aura une nouvelle fois été l’occasion de montrer comment Internet bouleverse les vielles habitudes. « Avant cela, les journalistes avaient un compte rendu quasi intégral dès la fin de la réunion » explique Lionel Tardy sur son blog. Aujourd’hui : c’est fini : « Twitter, et plus globalement internet, permettent de diffuser plus largement ces informations » constate le député, qui est l’un de ceux à avoir live-tweeté depuis la salle de réunion.

tardy

« Et c'est sans doute cela qui dérange : l'information sort des milieux autorisés, passe les filtres ordinaires ». Selon le député de Haute Savoie, l’un des habitués politiques de Twitter « c'est exactement la même chose quand une personnalité politique se retrouve brutalement sur le devant la scène à cause d'une vidéo où il tient des propos "qui passent mal". Une réalité qui existait déjà, mais dont le public ne connaissait rien ou presque, se retrouve aujourd'hui largement médiatisée, ce qui change complètement la donne ». Un éclairage sur les angles qu’on tentait de garder morts dans la vie politique, et dont on voit encore une funeste manifestation.

Avec Twitter, le travail parlementaire s’illumine aujourd’hui : « Nous ne sommes que des représentants, nos électeurs ont le droit de savoir ce que nous faisons » décrit encore le député sur son blog. « Internet, c'est plus de transparence. Il va falloir s'y faire et modifier nos comportements. Le huis clos, le secret dans ce type de réunion n'existe pas, tous les députés le savent. Tout est susceptible de sortir en quelques minutes sur la place publique. Le niveau d'exigence des électeurs en matière de transparence ira croissant. Ils accepteront de moins en moins que des réunions importantes se passent à huis clos, que des documents ne soient pas accessibles. C'est un mouvement inéluctable ».

Il en appelle du coup à une « réflexion de fond » sur ce thème car la transparence ne peut , selon lui, être totale : « Je fais d'ailleurs très attention à ce que je mets sur Twitter. Quand la Commission des Affaires économiques auditionne Henri Proglio le 28 octobre 2009, sur sa stratégie pour EDF, rien ne doit filtrer ». Et surtout, on ne « tweete » pas n’importe comment, ainsi que l’avait montré l’épisode du ministre Christan Estrosi, remis sèchement en place au Sénat pour ses propos et sa maitrise orthographique sur Twitter.

Le député Lionel Tardy avait déjà été l’un des premiers à diffuser en (presque) direct sur son blog les travaux en commission. C’était aux affaires culturelles durant HADOPI 2
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 24/03/2010 à 12:07

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