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Publicité et ranking : trois sociétés attaquent Google à Bruxelles

Attaque en règle ?

« Google a grandi et nous ne sommes pas surpris d’être confrontés à plus de questions à propos de notre rôle dans l’écosystème de la publicité et notre approche globale de la concurrence ». Google a annoncé sur l’un de ses blogs officiels faire l’objet d’une plainte devant la Commission européenne de la part de trois sociétés : Foudem, un comparateur de prix anglais, eJustice.fr, un site juridique français, et Ciao!, dont les ramifications avec Microsoft, propriétaire du site, sont soulignées par le moteur de recherche. Foudem, d’ailleurs, est membre de l'ICOMP, organisation crée en partie par Redmond, de quoi alimenter une nouvelle guerre des géants sur le terrain juridique.

drapeau europeSelon la plainte, qui n’est pas dévoilée, c’est l’algorithme du moteur qui est en cause ainsi que le système de ranking, qui placerait les concurrents de Google dans une mauvaise posture. Pour l’heure, nous n’en sommes qu’aux premiers pas de la procédure et la Commission européenne devrait poser une batterie de questions à Google sur son écosystème publicitaire et son système de classement.

Ce énième bras de fer a la saveur d’une tenaille contre Google. En France, le rapport Création et Internet de la Mission Zelnik avait déjà préparé le terrain en réclamant une enquête contre Google. Une enquête qui n’a rien à voir avec l’objet de la mission HADOPI, comme le soulignait l’UFC-que Choisir. 

À la suite du rapport Zelnik, Nicolas Sarkozy en plein débat sur l’identité nationale, se plaignait lui-même de ces entreprises US taxées dans le pays siège. « Elles sont peut-être taxées dans le pays siège, mais elle ponctionne une part importante de notre marché publicitaire. Cela s’appelle de la fuite de matière fiscale et c’est particulièrement dommageable, on a aucun cadeau à leur faire. Ça altère le jeu de la concurrence. » Le chef de l’État poursuivait – comme si entreprise US était synonyme de Google : « Eh bien (sic) nous allons saisir l’autorité de la concurrence sur l’éventuel abus de position dominante acquise par Google sur le marché de la publicité en ligne. Je n’ai rien contre, moi, mais je veux les mêmes règles pour chacun. Ça n’est que justice. Et d’ailleurs, qu'est-ce qu’on dirait si c’était une entreprise française qui aux États Unis se comportait comme cela ? »

On connait la suite : voilà peu l’autorité de la concurrence a été saisie par le gouvernement pour enquêter contre Google et découvrir d’éventuels abus de position dominante.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 24/02/2010 à 09:12

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