L'emploi en informatique en France : une année 2009 difficile

On avait pas remarqué... 384
anoe inde pondichery anpe.fr emploiLe marché de l’emploi a passé une année 2009 difficile, tous secteurs confondus. Et celui de l’informatique et des technologies de l’information n’a pas fait exception. D’après le MUNCI, le Mouvement pour une Union Nationale et Collégiale des Informaticiens, 6,5 % de la profession est au chômage, soit près de 30 000 personnes en France (+58 %). Au milieu de l'année 2008, ce pourcentage n'était que de 3,5...

Dans les détails, il y a en fait 28 100 demandeurs d’emploi en informatique de catégorie A (qui n’ont pas du tout travaillé), et 33 700 demandeurs d’emploi en informatique de catégorie A, B et C (qui n’ont jamais travaillé, ou qui n’ont travaillé que partiellement).

Or selon le gouvernement, le secteur de l’informatique compte, hors indépendants, 515 000 salariés et demandeurs d’emploi, dont :
  • 300 000 ingénieurs
  • 183 000 techniciens
  • 32 000 employés et opérateurs
Sachant que plus des trois quarts des informaticiens sont cadres précise le MUNCI, le taux de chômage du secteur de 6,5 % est bien trop élevé, alors que celui des cadres en moyenne n’est que de 4,2 % tous secteurs confondus selon l’Apec.

« Que ce soit en terme de hausse du chômage ou de pertes d’emplois, la crise actuelle est (presque) aussi sévère sur le plan social que la crise précédente des années 2002 et 2003. En conséquence de quoi nous considérons que le marché des services informatiques demeure un marché fortement cyclique où la part des activités récurrentes (infogérance…), les progrès sur le plan de la formation, ou encore une (prétendue) meilleure perception par les DG des avantages stratégiques et compétitifs engendrés par des SI innovants et performants (…), ne suffisent pas à enlever l’image d’un secteur qualifié "d’intérim de luxe" où les prestataires de services servent avant tout de variables d’ajustement de l’activité économique des grands comptes comme des PME » résume le mouvement.

Et de rappeler la part croissante des délocalisations offshore, si chères aux SSII.

Enfin, l’année 2010 devrait permettre de retrouver quelques couleurs, même s’il ne faut pas être trop optimiste souligne le MUNCI. Avec une reprise prévue pour le second semestre uniquement, le marché global devrait stagner, tout au plus progresser de quelques pourcents. 
Publiée le 12/02/2010 à 09:04 - Source : MUNCI
Nil Sanyas

Journaliste, éditorialiste, créateur des LIDD. Essentiellement présent sur Google+.

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