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SNEP : les chiffres de la musique sont « très bons » (sans Hadopi)

Miracle

Selon les chiffres de l'industrie musicale, qui seront révélés lors de la conférence du MIDEM, le marché de la musique redresse la barre. C'est le SNEP qui l'affirme. Ce n’est pas un des effets d’HADOPI, cette loi n’est pas encore appliquée. Ni l’effet de la mission Zelnik, dont les conclusions restent encore sous forme de rapport, d'ailleurs critiquées par le SNEP.

David El Saye SNEP HADOPI création internet

C’est David El Sayegh, directeur général du SNEP, qui le certifie : le quatrième trimestre est « très bon », du moins sur le marché physique de la musique. Sur l’année, le recul n’est que faiblement négatif. Selon les Échos, plusieurs évènements ont enrayé la chute du marché : la disparition de Michael Jackson, l'intégrale remastérisée des Beatles, et une meilleure gestion du calendrier des sorties, concentrées sur la fin de l'année. « A environ 500 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit une baisse de 60 % en sept ans, le marché français du disque a-t-il atteint son niveau plancher ? » se demandent nos confrères.

 Si les ventes de CD et DVD musicaux sont presque stables pour la fin 2009, d’autres tendances sont à saluer comme la hausse de 50% des téléchargements sur les plateformes en ligne. Le streaming a généré des revenus plus significatifs (de 8 millions d'euros, en 2008). 

Le site Électron Libre indique quant à lui que « le marché de gros de la musique enregistrée a accusé une baisse de 9,3 % sur les neuf premiers mois de l’année. L’embellie du 4e trimestre devrait en réduire un peu plus l’ampleur. Sur l’ensemble de l’année 2008, cette baisse était de 15 % en valeur. »

Tout n’est pas rose dans le paysage décrit par le SNEP. David El Sayegh s’oppose ouvertement à la gestion collective préconisée par la mission Zelnik (notre dossier sur le rapport). Avec elle, les Jiwa, Deezer & co n’auraient plus à négocier avec chaque major pour diffuser de la musique. Le système préconisé s’apparenterait à celui de la radio. Réponse du Snep : « C'est un point d'achoppement très fort », estime le Syndicat qui évoque aussi une « erreur de diagnostic ». « On dit que la gestion collective va permettre une simplification de la gestion des droits, une meilleure répartition de la richesse et une plus grande diversité des offres : c'est faux. »
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 20/01/2010 à 16:56

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