Logo Hadopi : après la police Bienvenue, la police Bliss

Police partout, sécurité nulle part 179
Jean François Porchez, l’auteur de la typographie Bienvenue reprise sans droit par le logo Hadopi, a bien voulu réagir à cet incident de parcours : « j‘ai créé le caractère Bienvenue en 2000 pour un usage exclusif de France Télécom, nous confirme-t-il, donc tout autre usage est a priori prohibé. Une agence Plan Créatif a créé un logo, déposé par le ministère de la Culture le 16 novembre 2009 à l’INPI qui emploie le caractère Bienvenue ». Voilà pour les faits.

logo hadopi

Ce créateur nous informe de détails supplémentaires : « Plan Créatif a publié un démenti avec un nouveau logo, mais il y a quelque chose de très fort : le logo est composé en caractères « Fs Lola » (ndlr : à la place de la police Bienvenue) et Bliss, pour le texte «haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet ». Le Bliss était déjà utilisé dans la version du 16 novembre 2009. Le problème c’est que ce matin, l’agence Plan Créatif a acheté en urgence une licence du Bliss auprès de Jérémy Tankard en Grande Bretagne et une licence du Lola auprès de Jason Smith ». Deux confrères et concurrents de Jean François Porchez, qui se connaissent depuis une dizaine d’années. « Le monde est petit ! ». Du coup, outre  Bienvenue, une autre police était malmenée par le logo déposé à l’INPI.

hadopi plan creatif logo bliss fs lola

La suite devant un tribunal ? « Restons modérés. Il y a des faits avérés, mais la première chose qui va se passer c’est que mon avocat va prendre contact avec France Télécom puisque nous partageons des droits sur le caractère Bienvenue, et puis évidemment avec Hadopi, organisme qui a déposé auprès de l’INPI cette marque. Après je ne sais où ca ira, le but est de trouver une solution qui réponde de leur fait ».

« symboliquement c’est dommageable.»

La police Bienvenue a été souvent reprise par des agences sans autorisation préalable : « des exemples sont donnés chaque année par l’Annuaire du Design ». A chaque fois la stratégie est simple : « on règle les problèmes à l’amiable en général. Là il y a une différence notoire, il s’agit d’une autorité censée protéger mes droits. Symboliquement c’est dommageable.»
Publiée le 11/01/2010 à 18:06
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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