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Stéphane Richard (France Télécom) favorable à la taxe Google

Zelnik, suite et pas fin

Stéphane Richard, numéro 2 de France Télécom, interrogé par Jean-Pierre Elkabbach, a donné son point de vue sur la « taxe Google ». Selon le journaliste, Google « siphonne des contenus et des millions de publicités, sans contrepartie »

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Réponse : « Je suis clairement favorable, je pense que le modèle économique de Google aujourd’hui n’est pas équilibré et probablement ne permet pas en tout cas de payer normalement ce qui est la création et les contenus, ce sur quoi en fait le modèle de Google aujourd’hui prospère ». Le futur numéro 1 de France Télécom admet que la taxe ne sera pas facile à mettre en œuvre, mais d’autres voies sont possibles : « essayer de faire payer en gros à Google ce qu’il utilise pour se développer, je trouve cela normal ».

Le support de France Télécom à cette fameuse taxe est aussi à relier aux positions du groupe quant au déploiement des réseaux. Depuis des années, Didier Lombard demande « un partage équitable avec les éditeurs de contenus et de services » pour financer les réseaux de nouvelle génération (mais pas la Culture ou la création, comme le demande le rapport Zelnik.)

En 2007, à l’IDATE le numéro 1 de FT expliquait qu’« aucune des sociétés nouvelles de l'Internet telles que Yahoo!, Google ou eBay n'[a] contribué significativement au financement des infrastructures [télécoms] (…). Il est nécessaire de s'assurer que les investisseurs reçoivent une rémunération à hauteur des risques pris. Or, le modèle basé sur l'audience crée le risque d'une décorrélation entre là où les investissements sont faits et là où les revenus générés par ces investissements sont collectés ».

L'Europe intervient

En attendant, l’idée de taxe Google met le feu aux poudres aux États-Unis. En Europe, Jonathan Todd a expliqué que la Commission devrait être informée de ces futures (et hypothétiques) règles, expliquant au passage qu' « il n’y a absolument aucun problème selon les règles antitrusts européennes pour une société à être en position dominante ». Seul l’abus de cette position est sanctionné.

La taxe serait calculée pour ne viser que les sociétés les plus importantes. De plus, reposant uniquement sur les « IP françaises », elle impliquera que chaque site internet enregistre les adresses IP des visiteurs, détermine les pubs vues sur l’ensemble de la visite, puis fasse des calculs savants en déterminant des campagnes rémunérées à l’affichage, d’autres au coût par clic, sans oublier les liens adsense… Une taxe qui risque de faire beaucoup de bruit pour rien, si ce n’est dégonfler le champ médiatique d’Hadopi.
Marc Rees

Journaliste, rédacteur en chef

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Publiée le 11/01/2010 à 14:38

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